vendredi 30 octobre 2015

Islande en reconquête

L'Islande est un pays en recomposition et je vous invite à vous rendre sur place, c'est un mangifique voyage, tant pour la beauté des paysages que pour découvrir la force des habitants. Impossible de le rater dans les rues de Reykjavik, tant le chantier est énorme, et détonne dans une capitale à l’architecture basse : une cathédrale de béton noir et de verre, recouverte d’alvéoles réfléchissantes, est en cours d’assemblage face à la mer. Le Harpa, imaginé par l’artiste vedette danois Olafur Eliasson, servira tout à la fois de salle d’opéra et de palais des congrès pour l’Islande. Malgré des craintes annonçant à plusieurs reprises l’arrêt des opérations, le bâtiment sera finalement bien inauguré, le 4 mai prochain. Après l’effondrement bancaire de l’île, en octobre 2008, le groupe Portus, l’investisseur privé qui portait ce projet estimé à l’origine à 12 milliards de couronnes (74 millions d’euros), a dû appeler le gouvernement et la mairie de Reykjavik à l’aide pour que le chantier se poursuive. L’exécutif n’a pas bronché et ce fleuron architectural va donc voir le jour. Mais où est donc passée la crise islandaise ? L’Islande, encore sonnée par sa quasi-faillite, ne s’est pas lancée dans une austérité à tout crin. A rebours des tendances à l’oeuvre sur le continent, l’île a choisi de prendre un peu plus de temps que d’autres pour réaliser son «ajustement budgétaire ». Si bien que des projets ici et là continuent d’avancer. Ses mesures d’économies portent sur 10% du Produit intérieur brut (PIB) en trois ans. Rien à voir avec une autre île à laquelle elle est souvent comparée, elle aussi durement frappée par la crise : l’Irlande prévoit, elle, de ramener son déficit de 32% à 9% au cours de la seule année 2011, et de poursuivre l’austérité jusqu’en 2014 au moins. Aujourd’hui, Reykjavik dit avoir renoué avec la croissance ? attendue aux alentours de 3% cette année, et réduit sa dette sans trop forcer. Comment cette minuscule économie (320 000 habitants) s’y estelle prise, pour se sortir la tête de l’eau en deux ans ? Les économistes avancent trois explications : ? La dévaluation de la couronne islandaise. La devise a dégringolé de 40% fin 2008, et les exportations d’aluminium et de poissons ont repris dans la foulée. Si cela vous intéresse, je vous laisse le lien vers un site spécialisé qui vous proposera un beau voyage en Islande. Cliquez sur le lien pour le contact.


La télépathie est le futur de Facebook ?

La communication par la pensée est au programme, juste après la réalité virtuelle. Ce sera le mode de communication ultime. Plus besoin d'ordinateur, ni de smartphone, ni même de parler. Le boss de Facebook pense que l'on sera bientôt en mesure de s'envoyer des messages directement par la pensée. «Vous penserez à quelque chose et vos amis seront immédiatement capables de partager cette expérience avec vous si vous le désirez», écrit Mark Zuckerberg lors d'une session de townhall Q&A, des questions-réponses en ligne sur son compte Facebook. Il explique simplement que, comme nos gros ordinateurs encombrants sont devenus de petits téléphones mobiles que nous pouvons emporter avec nous, nous pourrons sûrement bientôt les miniaturiser encore plus et nous les implanter pour qu'ils puissent lire nos pensées et les transmettre. Pour ce faire, Mark Zuckerberg espère d'abord développer la réalité virtuelle, qui deviendra selon lui «la norme», afin de créer des expériences immersives. La technologie pourra ainsi agir sur les différents sens, comme la vue ou l'ouïe. Facebook peut déjà s'appuyer sur la technologie de l'Oculus Rift, racheté en 2014 pour deux milliards de dollars. Pour certains, comme le commente le Guardian, ce sera le commencement d'une nouvelle ère de communication qui repoussera les limites de la technologie. Pour d'autres, cela représentera l'intrusion de trop dans leur vie privée et les inventions pour bloquer les effets de la télépathie –comme ces chapeaux en aluminium du plus bel effet nés dans les romans de science-fiction– devraient voir le jour. Zuckerberg a aussi dévoilé quelques-unes de ses ambitions concernant l'intelligence artificielle (IA). «La plupart de nos recherches visent à comprendre le sens de ce que les gens partagent», explique-t-il. L'IA devra être capable de discerner tous les éléments d'une photo, visages, objets, scènes... Et pourra proposer à une personne de se connecter avec d'autres en fonction des intérêts qu'elle a pu discerner dans ses statuts ou ses photos. Les ambitions de Mark Zuckerberg sont grandes. En plus de vouloir «apporter Internet partout pour connecter tout le monde» et «donner aux gens le pouvoir tout expérimenter» via ces nouvelles technologies, le patron de Facebook gamberge aussi sur des questions plus larges: «Qu'est-ce qui nous permettra de vire pour toujours? Comment soigner toutes les maladies? Comment fonctionne le cerveau?» Ce qui risque de prendre encore quelques années de recherche.

Qui veut sauver les guignols ?

Dans le flot de réactions après les révélations de plusieurs médias qui annoncent la fin des Guignols de l'info, le soutien à l'émission dépasse les clivages partisans, même s'il est davantage prononcé dans l'actuel majorité. De la gauche de la gauche au centre droit, on ne compte plus les personnalités qui dénoncent l'éventuelle disparition de ce programme phare de Canal+. "Il faut sauver les Guignols", a carrément lancé sur France Info le président de l'Assemblée nationale à la veille d'une réunion importante qui décidera à Canal+ de l'avenir de l'émission. "Il y a toujours eu de tout temps, dans tous les régimes, c'est le fou du roi. Aujourd'hui ce côté acide qui quelquefois nous amène à mal réagir quand on se sent la cible des Guignols aère l'actualité et la manière de traiter la politique", a estimé le député PS qui "regrette" de ne pas avoir sa propre marionnette. Même ceux qui sont régulièrement caricaturés, comme l'écologiste Cécile Duflot, prennent fait et cause pour les Guignols. Avec un langage qui n'est pas sans rappeler celui utilisé pour la représenter dans l'émission. Cécile Duflot n'est pas la seule à s'en prendre à l'actionnaire de Canal+, l'industriel Vincent Bolloré. C'est aussi le cas du patron des députés PS, Bruno Le Roux. Jean-Luc Mélenchon aussi s'en prend au Breton connu du très grand public pour avoir prêté son yacht à Nicolas Sarkozy après son élection en 2007. Mais le leader du Front de gauche préfère rappeler les prétendus liens entre le chef d'entreprises et l'actuel locataire de l'Elysée, François Hollande. Au centre-droit aussi, on entreprend la défense de ce monument de la télévision française. Président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde évoque "un moment de détente" sans lequel "Canal ne serait plus vraiment Canal!". Alors faut-il crier à la censure, comme plusieurs responsables politiques le font? "Non", répond le ministre Jean-Marie Le Guen. Invité de Radio Classique et LCI, il a estimé que la fin des Guignols relevait "d'un problème éditorial et non politique". "Le problème est de savoir sur la grille de programmes de Canal Plus satisfait en termes d'audience", a lancé l'élu parisien.

mardi 14 juillet 2015

Perte de temps

Vendredi dernier, je me suis rendu à Londres pour y assister à un séminaire. A cette occasion, j'ai essayé de me souvenir à tous ceux auxquels j'ai participé, et cela m'a donné envie de vous parler ici, non de ce séminaire en particulier, mais de ces événements importants dans la vie de l'entreprise. Comme vous l'avez certainement compris, je suis habitué aux séminaires, et j'en ai suivi un bon nombre. S'il n'entre pas dans mon intention de remettre en question l'utilité qu'ils représentent, j'en suis venu à m'apercevoir de deux problèmes qui sont reparus fréquemment au fil de mes expériences, au point de porter sur les nerfs. Le premier problème, le plus fréquent (bien trop fréquent !), réside dans le fait de préférer la quantité à la qualité. Cela peut paraître évident, mais on n'organise pas un séminaire d'une semaine à l'étranger quand on n'a pas le budget adéquat ! Et pourtant, je l'ai personnellement vécu plus d'une fois. Et je peux vous garantir qu'il est préférable de vivre comme des princes pendant trois jours en Italie et d'y réaliser quelques animations inoubliables, plutôt que d'y languir durant une semaine sans avoir rien à faire ! Parce que dans ce dernier cas, l'exaspération supplante carrément le plaisir, au point qu'on va à l'événement suivant en traînant la jambe. Le second problème que je vois fréquemment, et qui est à mon sens le plus gros problème, reste le sentiment d'obligation assorti à ces séminaires. Dans les faits, je me suis rendu compte que de nombreux salariés jouent le jeu de ces séminaires alors qu'ils les trouvent stériles et sans intérêt. Ils se forcent à y assister par peur de devenir le vilain petit canard s'ils venaient à ne pas y participer. Le bénéfice d'une telle participation est alors non seulement nul mais même contre-productif. En effet, le collaborateur qui se force à participer à un séminaire de motivation, et ce sans en sentir la nécessité ni même l'envie, ne tirera évidemment aucun gain de l'événement. Mais c'est malheureusement une idée qu'il est très difficile de faire entendre à un responsable. Cela dit, la plupart des séminaires se déroulent sans problème. Celui qui s'est déroulé à Londres en est même le parfait exemple ! Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers le site de l’organisateur de ce séminaire à Londres. Suivez le lien pour le site.


Rencontre et sexe online

Les orientations sexuelles et toutes les informations personnelles renseignées par des millions d'utilisateurs d'un site de rencontre "Adult Friend Finder", semblent avoir été l’objet d’une captation frauduleuse de données clients. A l’image de ce que certains grands opérateurs des télécoms ont subi à grande échelle, les données personnelles des clients de sites de rencontres en ligne ont été piratées. Existe-t-il des différences entre la captation frauduleuse des données clients d’un très grand opérateur, et ceux de ces sites de rencontres en ligne, pour adultes ? Rappelons les faits. Les orientations sexuelles et toutes les informations personnelles renseignées par des millions d'utilisateurs d'un site de réseautage social bien connu, Adult FriendFinder, semblent avoir été l’objet d’une captation frauduleuse de données clients. Site web destiné à générer des rencontres intimes entre adultes, à la recherche de « l'amour en ligne ». Ce hack avait été initialement révélé par la chaine britannique Channel 4, et aurait abouti à la captation d’informations confidentielles relatives à plus de 4 millions de membres. Outre l'orientation sexuelle des clients d’Adult FriendFinder , les données prétendument révélées incluraient l’adresses e-mail, le nom d'utilisateur, les dates de naissance, les codes postaux, les adresses d'Internet personnelles associés aux ordinateurs de chaque utilisateur. Plus grave encore : si les membres en question étaient ouvertement à la recherche de rencontres extraconjugales. Si cela devait être exposé au grand jour par des individus aux intentions malveillantes, les clients du site « Adult FriendFinder » pourraient être plongés dans les affres de l’embarras, car ce site est par nature – et comme son nom l'indique – spécifiquement réservé aux adultes… Dans le cas qui nous intéresse, il n’y a pas de différences de nature entre la captation frauduleuses de données personnelles et confidentielles, touchant délibérément un grand opérateur de téléphonie, et un site de rencontres privées en ligne. Chaque client qui est inscrit dans les fichiers clients des opérateurs peuvent – dés lors que ces données sont volées – les retrouver à disposition, sur des sites pirates. Les attaques semblent se multiplier, vont-elles être de plus en plus nombreuses à l’avenir ? Le risque est avéré et grandissant, en effet. Nul ne pourrait dire aujourd’hui que l’augmentation de la fréquence de ce type d’attaque n’était pas prévue. Comme nous l’indiquions déjà il y a quelques mois, dans ces mêmes colonnes : « chacun le sait, la majorité de nos gestes en ligne sont épiés, captés, classés puis stockés dans l’attente d’être revendus à des organismes tiers, en effet ». Et nos historiques d’affichages ou de visites sur des sites de rencontres ; à caractère intime ou pornographique ; dés lors que nous en sommes les abonnés, nos identifiants sont attachés à nos noms, nos identités réelles dans les fichiers clients des entreprises qui commercialisent justement ces services. Cela va de soit. En conséquence, nos données personnelles qui pourraient être exposées sur la place publique dans un tel contexte, mettent évidemment en danger la réputation et la vie privée de chacun, et pourrait causer de sérieux ravages. Et cela très concrètement sur le plan professionnel, en outre.

Où en est la parité politique ?

Reconnaître l'inégalité, c'est s'imposer d'agir. En dépit des nombreuses lois sur la parité, et 70 ans après l'accession des femmes au droit de vote, la parité en politique reste un objectif lointain. Quoique la parité soit garantie au sein du Gouvernement depuis 2012 et qu'il y ait des avancées notables, la politique française nationale et locale est toujours marquée par une forte hégémonie masculine. À peine 27% de femmes à l'Assemblée, contre plus de 43% de femmes au Parlement suédois. 16% des maires seulement sont des femmes, et on ne compte qu'une seule femme présidente de région. C'est le sujet sur lequel se penche Femmes Débats et Société, présidée par Catherine Dumas, lors d'une conférence au Sénat aujourd'hui. La première loi sur la parité date de 2000 visait à contraindre les partis politiques à présenter autant d'hommes que de femmes dans les scrutins de liste. Depuis, plusieurs textes législatifs sont venus compléter et durcir cette première loi. Pourtant, les femmes demeurent largement minoritaires au Parlement, et rarement visibles en tête de liste de scrutin. Malgré les lourdes sanctions financières en jeu, un grand nombre de partis font le choix de ne pas respecter la parité. Sous l'effet de la loi Copé-Zimmermann, la parité progresse plus vite dans les entreprises. En effet, selon l'Observatoire de la parité dans les conseils d'administration, les femmes représentent 44,4% des administrateurs nommés en 2011 et 2012 dans les plus grandes entreprises. Épargnons-nous les longs discours sur l'intérêt d'augmenter la proportion de femmes en politique. Une grande partie de la classe politique elle-même se rallie à cette évidence politique, démocratique et sociétale. Evitons également les longs débats sur la nécessité ou non de légiférer alors qu'on devine une évolution culturelle en cours. L'histoire démontre que ce renversement culturel ne se fait pas assez rapidement. Le "troisième tour" des élections départementales, dont la législation avait été revue en faveur de la parité pour les 2 premiers tours, en témoigne: seulement 10 % de femmes ont été choisies à la tête des exécutifs. La persistance de cette inégalité est d'autant plus intolérable qu'elle fait désormais l'objet d'une large prise de conscience et d'une dénonciation à l'échelle nationale. Nous avons besoin d'une loi qui empêche les partis de se soustraire de manière légale à la parité en payant une amende. Mettons en place une disposition qui mette fin au système des amendes. Votons une nouvelle loi selon laquelle chaque parti doit présenter au moins 288 femmes sur 577 circonscriptions, ou à défaut, des femmes dans 50% des circonscriptions dans lesquelles il présente un candidat. Si ce plancher de 50% de femmes n'est pas atteint, aucune candidature du parti ne peut être validée dans aucune circonscription. Le parti est tenu de présenter à nouveau l'ensemble de ses candidatures dans le respect de ce principe. Cette loi doit mécaniquement aboutir à l'élection de davantage de femmes à l'Assemblée Nationale. Plus fondamentalement, elle devrait banaliser la représentation féminine dans les territoires et à l'Assemblée. Naturellement, rien ne pourra retenir les partis d'investir les femmes dans les circonscriptions les plus difficiles et de flécher les hommes vers les circonscriptions favorables. C'est la limite de la loi. Néanmoins, il est évident qu'une campagne législative de terrain est une pierre posée pour la suivante. Elle permettra aux femmes de s'implanter localement, et d'inspirer d'autres vocations de jeunes talents politiques féminins.

vendredi 5 juin 2015

Heureux comme un papou

Le mois dernier, j'ai eu la chance d'effectuer un de ces voyages dont on se souvient une vie entière : un voyage en Papouasie – Nouvelle-Guinée. Si cette destination est assez peu connue en France, elle gagnerait largement à être mieux connue. Cette totale méconnaissance de ce pays (mes collègues ne savaient même pas où le placer sur la carte !) m'a donné envie de vous le présenter. Celui-ci est tout d'abord un sanctuaire marin. Avec l’île de Java et l'île de Bornéo, la Papouasie - Nouvelle-Guinée délimite la partie océanique la plus riche en espèces au monde. Dans cette réserve inégalée de beauté sous-marine, l'essentiel des immenses récifs reste à découvrir. Ils sont d'autant mieux protégés que le pays et la côte sont peu peuplés. Outre ces récifs coralliens, on peut y apprécier des concentrations spectaculaires d'épaves de la Seconde Guerre mondiale (par exemple, 64 navires japonais au large de Rabaul, en Nouvelle-Bretagne). C'est donc le paradis de tout amateur de plongée sous-marine (ce que je suis, évidemment). On peut plonger toute l'année sur les côtes du pays, mais certaines saisons sont plus profitables que d'autres. Au Sud, par exemple, dans la région de Port Moresby, baignée par la mer de Corail, la saison sèche (mai-novembre) est la meilleure période (avec une préférence pour juillet et août). Pour les plongées dans la mer de Bismarck (depuis Madang), on profite aussi des meilleures conditions de la mer de mai à novembre, avec un vent minimal au début et à la fin de cette période. À l’Est de la Nouvelle-Bretagne, Rabaul offre des sites répartis entre la mer de Bismarck et la mer des Salomon. Cette région, sans vraiment connaître une saison sèche, ne subit, de mai à septembre, que 10 jours avec pluie par mois. Le vent y est très modéré et la meilleure saison de plongée s'allonge d'autant : de mars à novembre. Lors de mon voyage, j'ai notamment découvert Rangiroa, l'une des merveilles à découvrir à tout prix si vous vous rendez un jour dans le pays. Étalé sur 1 800 km2, et comptant 240 matu (îlots coralliens), Rangiroa est en effet un des plus grands atolls du monde. Il se situe, comme celui de Fakarava, dans l’archipel des Tuamotu, à quelques centaines de kilomètres au Nord-Est de Tahiti. Avril, mai et juin offrent les meilleures conditions de plongée, avec des vents faibles et une mer chaude. Mais là aussi, il est toujours possible d'y plonger en dehors de cette période, et que l'expérience soit tout de même extraordinaire. Je mets en lien le site web qui m'a donné envie de faire ce voyage, pour ceux que ça intéresse. Il propose également d'autres destinations, toutes plus insolites et fascinantes les unes que les autres. Je suis sûr que ma prochaine destination s'y trouve, d'ailleurs... Je vous laisse le lien vers le site qui m' a donné envie de voyager: Voyage insolite.



Il faut se parler, c'est une obligation

En appeler à la force de la loi pour obliger à se parler au sein d’une même entreprise… Voilà l’incongruité du projet de loi dont l’objectif est de favoriser « le dialogue social et l’emploi » ; il a été présenté par François Rebsamen en Conseil des ministres le 22 avril, trois mois après l’échec des négociations entre syndicats et patronat sur la modernisation du dialogue social. Cette expression appelle deux remarques. Pour qu’il y ait du dialogue social, il faudrait que les syndicats soient représentés, or la France est un des pays de l’OCDE où le taux de syndicalisation est un des plus faibles (8 %, ramené à 5 % dans le privé). Il faudrait aussi que les rôles de chacun soient clairement définis. Et le discours tenu par le patronat n’a de libéral que le nom, si l’on s’en tient à l’interview accordée par Pierre Gattaz au magazine Challenges. Alors que tous les patrons plaident pour plus de simplification, le président du Medef demande la « création d’un contrat de professionnalisation sur mesure », payé « à 80 % du smic », complétée par « l’indemnité chômage ou le RSA ». Une nouvelle usine à gaz financée par l’argent public… François Rebsamen a très modestement qualifié son projet de « loi de progrès social […] dans la lignée de nos grandes lois sociales ». À l’écouter, on ne peut que paraphraser Me Folace dans les Tontons flingueurs : « C’est curieux, chez les socialistes, ce besoin de faire des phrases… » Le gouvernement réussit l’exploit de créer de nouvelles obligations pour les entreprises. Dont une pour celles — il y en a 2,5 millions en France — qui emploient moins de onze salariés. Ces derniers seront dorénavant représentés par des commissions paritaires interprofessionnelles régionales (CPIR). Quant aux entreprises dans leur ensemble, le projet de loi donne une reconnaissance aux compétences syndicales, tandis que les représentants syndicaux, dès lors qu’ils passent plus de 30 % de leur temps en délégation syndicale, se voient assurés de percevoir une augmentation au moins équivalente à celle reçue par l’ensemble des salariés. « Faut reconnaître, c’est du brutal ! », disait Raoul Volfoni dans le film de Michel Audiard. Les chefs d’entreprise ne sont sans doute pas loin de penser la même chose !

Un drôle de Turc

Alors que la Turquie presse pour entrer dans l'UE, il est intéressant de se poser la question du personnage Erdogan. Emouvante à Erevan, inquiétante à Ankara, la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens (1915-1923) en dit long sur la relative indifférence d’une partie du monde occidental, en dépit de ses propres racines chrétiennes. Seuls 24 pays ont reconnu le génocide. À Erevan, François Hollande, Vladimir Poutine et le président chypriote Níkos Anastasiádis étaient présents, pas Barack Obama ni aucun autre chef d’État occidental. Cet anniversaire illustre surtout ce que les Turcs d’aujourd’hui ont en tête, à commencer par leur président, Recep Tayyip Erdogan, dont la dérive néo-ottomane s’affirme de jour en jour. Son attitude à l’égard des chrétiens persécutés de Syrie et d’Irak, comme la discrimination dont souffrent ses compatriotes chrétiens montrent la face sombre de la Turquie moderne, si ressemblante avec celle de 1915. Erdogan et ses amis ne reconnaissent que 100 000 morts il y a un siècle (au lieu de 1,2 à 1,5 million). Cette approche négationniste du gouvernement islamo-conservateur d’Ankara éclaire d’un jour encore plus révoltant les persécutions actuelles des assyriens, des chaldéens, des grecs ou des yazidis par les islamistes syriens et irakiens. En Syrie, les Turcs soutiennent le Front al-Nosra et d’autres groupes islamistes, qui bénéficient ou ont profité de leur mansuétude dans leur campagne antichrétienne. Le 21 septembre 2014, des militaires turcs auraient même prêté main-forte à l’État islamique pour dynamiter le Mémorial du génocide arménien de Deir ez-Zor (Syrie), un lieu d’études et de pèlerinages situé sur un ancien camp de déportation. Aujourd’hui comme hier, cette barbarie traduit la même volonté d’épuration religieuse de ces terres bibliques. Si quelques courageux intellectuels turcs n’hésitent plus à parler de “génocide”, aucune autorité politique, religieuse ou intellectuelle d’Ankara ou d’Istanbul n’a osé le faire. Ce déni de la Turquie moderne suscite le doute, une nouvelle fois, sur la compatibilité de ce pays de 82 millions d’habitants (100 millions en 2050) avec l’Union européenne, sur l’opportunité à l’intégrer le moment venu, comme le prévoit l’imprudente promesse qui lui fut faite par les Européens en 1963.

lundi 27 avril 2015

J'ai fait un vol en avion de chasse

Avant-hier, quatre mois après qu'on me l'ait offert en cadeau, j'ai effectué mon baptême de l'air en avion de chasse. Une promenade sidérante que j'hésitais à faire, mais que je ne regrette pas d'avoir réalisé. Même si elle a été, et c'est peu de le dire, éprouvante et riche en sensations ! Je me suis pointé aux alentours de 12h à l'aéroport de Pontoise où j'ai pu rencontrer mon futur instructeur. Un pilote de ligne avec 5000h de vol au compteur, et qui plus est ancien officier de la Patrouille de France. Les autres participants étaient déjà arrivés, et je les ai rejoints pour assister au briefing nous présentant le vol, les particularités du Fouga Magister, et les consignes de sécurité. Finalement le pilote a déterminé notre ordre de passage. Comme personne ne voulait passer en premier, je me suis proposé, et c'est ainsi que je suis allé enfiler la combinaison de vol avant de rallier l'avion en compagnie du pilote. Le Fouga est trompeur en apparence. Il n'a pas le look d'un avion de combat. Cet appareil d'entraînement paraît assez inoffensif, avec sa queue en V et son côté rétro (il date des années 1950). Mais je savais déjà qu'il était ultraflexible et qu'il offrait d'excellentes sensations en vol. C'est donc avec un curieux mélange d'excitation et d'appréhension que je me suis glissé dans le cockpit à la suite du pilote, et que l'équipe m'a sanglé à mon siège. Dernières recommandations avant que la verrière se referme et que je me retrouve seul avec le pilote. Le pilote a acheminé l'appareil en bout de piste et l'a aligné face à elle. Enfin, j'y étais. Même là, sur le point de décoller, je n'arrivais pas y croire. L'envol s'est fait avec grâce, et nous avons attaqué par un sympathique vol d'observation. La verrière m'offrait une vision ahurissante sur la terre alentour et j'en profitais pour prendre quelques photos. Puis le pilote m'a conseillé de ranger mon appareil parce qu'il allait entamer l'étape tant espérée : la phase de haute voltige. La partie acrobatique est un peu comme un bouquet final de feu d'artifices. Ca part dans tous les sens et ça ne s'arrête plus. Le premier looping m'a soufflé lorsque j'ai senti tout mon corps écrasé contre le siège. Je pensais avoir un moment pour me remettre mais une autre figure a immédiatement suivi. Et cela a été comme ça pendant près de dix minutes. Après plusieurs virages et quelques loopings, j'ai commencé à me sentir « partir » et me suis contracté autant que possible pour empêcher le voile noir (l'évanouissement). Une expérience dérangeante, où la terreur est presque aussi forte que le plaisir ! Si je la recommande aux amateurs de sensations fortes, elle est à éviter absolument aux personnes sensibles. Suivez le lien pour en savoir plus sur cette expérience de vol en avion de chasse.


Les Italiens se verraient bien sortir de l'Euro

Les partisans d'une sortie de la zone euro ont recueilli plus de 100.000 signatures en Italie ce qui permettra de soumettre au parlement un projet de loi sur la tenue d'un référendum. "Selon la constitution italienne, il faut avoir 50.000 signatures pour réaliser une initiative populaire, nous avons déjà atteint et largement dépassé cette barre, mais nous ne voulons pas nous arrêter. En mai 2015, nous soumettrons un document au parlement italien en vue d'amender la constitution et pouvoir tenir un référendum. Le peuple italien pourra exprimer sa volonté lors d'un référendum en décembre 2015", a déclaré à Sputnik Diego Destro, porte-parole du mouvement des Cinq étoiles (Movimento 5 stelle, M5S). Le dirigeant et fondateur du M5S, Beppe Grillo, a proposé d'organiser un référendum national sur la sortie de l'Italie de la zone euro le 12 octobre 2014. Selon lui, "il faut rendre la souveraineté monétaire à l'Italie pour sortir de ce cauchemar de la faillite" et éviter le sort de la Grèce. Selon un sondage réalisé début avril, le mouvement des Cinq étoiles est la deuxième grande force politique italienne après le Parti démocratique, qui bénéficie de soutien de 21,3% des électeurs. L'Italie se trouve dans une situation économique difficile. Le taux de chômage a atteint 12,7%, la production industrielle a chuté de 26% en dix ans. Rien qu'en 2014, 125.000 Italiens âgés entre 25 et 40 ans ont quitté le pays. La dette publique italienne est toujours en hausse, elle a dépassé 2.160 milliards d'euros pour atteindre son maximum historique. "En trente ans, l'Italie a payé 3.100 milliards d'euros d'intérêts sur la dette publique. C'est affreux, l'Etat n'est pas en mesure de financer le développement économique du pays et les programmes sociaux", a déclaré Carlo Sibilia, député du Mouvement des 5 étoiles. "Quant aux autres pays de la zone euro, seule l'Allemagne tire profite de la situation actuelle, alors que la situation des autres Etats, avant tout les pays riverains de la Méditerranée – l'Espagne, l'Italie, la Grèce, mais aussi la France – ne cesse de s'aggraver", a ajouté M.Sibilia. La zone euro réunit 19 Etats membres de l'Union européenne qui ont transféré leurs compétences monétaires à la Banque centrale européenne.

Publication des sites de l'EI par Anonymous

Les hackers du groupe Anonymous ont dévoilé une liste de sites web utilisés par l'Etat islamique pour recruter de nouveaux membres et les noms des compagnies internet occidentales qui les hébergent. Dans une note qui accompagne la publication, les hackers déclarent chercher à pousser les services de serveurs à supprimer les sites énumérés. "Nous espérons que les médias utiliseront cette liste pour démontrer que l'Etat islamique est omniprésent sous telle ou telle forme et que les hébergeurs de sites ne sont pas conscients du contenu diffusé par leurs clients ou feignent de l'ignorer pour gagner de l'argent facile", expliquent les militants d'Anonymous. Selon eux, le groupe Cloudflare basé aux Etats-Unis est "de loin le pire contrevenant" en la matière. La liste comprend également les noms de compagnies telles que Yahoo!, Google et GoDaddy, ainsi que du principal service de serveurs européen, OVH. Pour le moment, les hackers d'Anonymous affirment avoir attaqué plus de 200 sites dans le cadre de leur campagne contre l'EI, dont 85 ont selon eux été détruits. Auparavant, le célèbre collectif de hackers a publié deux listes de près de 15.000 comptes Twitter dont les utilisateurs avaient été identifiés comme djihadistes ou liés à l'Etat islamique dans l'objectif de contraindre le réseau social à supprimer les comptes ciblés. Les djihadistes de l'EI ont pour leur part menacé de mort le cofondateur de Twitter Jack Dorsey après la fermeture de plusieurs comptes considérés comme liés au groupe terroriste. "La guerre virtuelle que vous nous livrez va vous en attirer une vraie", a promis l'EI dans un "communiqué" diffusé sur la Toile. "Nous vous disons depuis le début que ce n'est pas votre guerre, mais vous ne comprenez pas et continuez à fermer nos comptes sur Twitter. Nous réussissons toujours à revenir, et ce très rapidement", a indiqué le groupe.

vendredi 27 février 2015

Photogénie dans les airs

Honte à moi. Cela fait presque un mois que je dois rédiger ce billet. Mais en cette période agitée de fin d'année, je n'ai pas pris le temps pour alimenter ce site. Il était plus que temps de réparer mon erreur, pour vous faire part d'une visite amusante. Cela se passe dans les Hautes-Pyrénées, où j'effectuais alors un court séjour. Les amis qui m'hébergeaient m'avaient embarqué dans un vol en montgolfière pour me faire découvrir leur région d'adoption. Ce n'était là que la première étape d'un long programme de visite. On voyait qu'ils avaient emménagé depuis quelques semaines à peine, car ils voulaient tout découvrir des lieux, en explorer les moindres recoins. Sitôt descendu de la nacelle, nous nous sommes donc rendus aux grottes de Bétharram. Il était à peine dix heures du matin, étant donné que les montgolfières ne volent qu'au lever et au coucher du soleil. Nous étions dans les temps. Et là, surprise : les grottes étaient fermées au public (on ne peut visiter les grottes entre le 15 octobre et début janvier). Mais, pour une raison qui reste obscure, nous étions bien décidés à visiter ces grottes. Je ne vous dirai pas comment nous avons fait, mais nous nous sommes finalement retrouvés à visiter ces grottes en compagnie d'un guide. Etait-ce le goût de l'interdit, ou le fait de savoir que nous étions privilégiés d'avoir cette visite pour nous seuls ? Ou le site était-il vraiment exceptionnel ? Probablement un peu des trois. Toujours est-il que cette visite m'a laissé de merveilleux souvenirs. Découvertes en 1810, les grottes de Bétharram ont été ouvertes au public un siècle plus tard. Électrifiées dès leur aménagement, elles font voyager sous terre à pied, en barque et... même en chemin de fer. Sur cinq étages, les grottes de Bétharram offrent l'inventaire complet des paysages et des phénomènes géologiques qu'on rencontre dans ces cavités naturelles. Le parcours dure une heure et demie. Le temps de plonger dans la féerie d'un univers minéral dont se sont inspirés maniéristes italiens et peintres romantiques. Bétharram est un site exceptionnel car il contient des grottes fossiles, mortes, figées dans leur relief, et une grotte active. Dans celle-ci, les eaux continuent de s'infiltrer, érodant les parois, les nappant de calcaire, érigeant des colonnes. Après avoir franchi les premières salles, nous sommes descendus par un escalier dans le gouffre menant à la rivière souterraine. Une barque nous y attendait pour un périple empruntant à toutes les fantaisies de la genèse. Par endroits s'y déploient les nervures et les arcs flamboyants du gothique le plus échevelé. Puis surgit le Chaos, digne d'abriter des Cyclopes, avant un lac et la montée dans le petit train qui nous a ramenés, les yeux écarquillés et le cœur content, à la lumière du jour. Lorsque j'étais enfant, je faisais souvent le même rêve : j'étais seul dans un supermarché, qui me servait de maison et où je pouvais tout faire. Les sensations de cette journée, entre ce vol en montgolfière très classe et cette visite VIP des grottes, m'a donné la même impression que ce rêve. Je pense même retourner dans les airs. J'ai vu que les vols en montgolfières étaient possibles partout en France. Mais il faudra attendre le mois de mars pour me lancer. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce baptême en montgolfière.


L'emblématique 1968

Pour les français, 1968 résonne comme une révolution. Mais pour d'autres pays, cela signifie autre chose. Toujours en 1968 a lieu le début de la Guerre d’Usure, entre Israël et l’Égypte. Cette guerre fit environ 15000 morts en 3 ans, surtout des civils égyptiens, et fait suite à la Guerre de Six Jours, déclenchée par Israël. La Guerre de Six Jours était une guerre de conquête territoriale lancée par Israël, et fermement dénoncée comme telle par le Général De Gaulle. Au final, la répression du Printemps de Prague fut un événement affreux, mais il est évident que ce crime de l’URSS pâlit en comparaison des massacres américains organisés la même année en Asie du Sud-Est , et ce n’est sûrement pas un Français, ni un Israëlien, qui pourrait se permettre de donner des leçons de morale au sujet de crimes commis en 1968. Ce que l’on présente souvent comme l’autre grand crime de l’URSS post-stalinienne prouvant la brutalité de l’impérialisme soviétique / russe, est la guerre d’Afghanistan. Le gouvernement afghan a demandé l’aide de l’URSS face à des combattants islamistes. Ceux qui se battaient contre le gouvernement communiste afghan et l’URSS étaient alors appelés en Occident des Freedom Fighters (Combattants de la Liberté), et ils recevaient le financement, l’armement et l’entraînement de la part de plusieurs pays Occidentaux. Ces Freedom Fighters sont désormais appelés des djihadistes ou des terroristes islamistes, et ils ne sont plus financés par les Américains. Le gouvernement afghan a de nouveau appelé la Russie à l’aide en 2014, pour l’aide au niveau militaire et pour développer son infrastructure. J’y reviendrai dans la troisième partie. Disons simplement pour l’instant que la rhétorique concernant l’intervention soviétique en Afghanistan a commencé à changé radicalement. Il suffit de constater que le pire crime qui eut lieu lors de cette guerre fut de créer la bête djihadiste, qui menace actuellement d’engloutir l’Iraq, la Syrie, la Libye etc. Et ce n’est pas l’URSS qui commit ce crime. On pourra finalement opposer que les nombreuses révolutions communistes de l’époque prouvaient l’impérialisme soviétique. Si ce n’est que la plupart de ces révoltes n’avaient rien à voir avec l’Union Soviétique. Il s’agissait essentiellement de mouvement de révoltes populaires, souvent pour se libérer de l’emprise américaine, mais qui ne se sont rapprochées de l’URSS que parce que l’URSS soutenaient les pays qui refusaient d’être les vassaux des É-U, parce que déjà à l’époque l’URSS avait besoin d’alliés face à l’hégémonie américaine, comme la Russie d’aujourd’hui. Même Fidel Castro ne se rapprocha de l’URSS que deux ans après son arrivée au pouvoir, après que les États-Unis avaient refusé d’établir des relations normales avec son gouvernement (rappelons que les Américains considèrent depuis la première moitié du XIXème siècle que Cuba doit devenir une partie des États-Unis, par la loi de la gravité politique, d’où leur intransigeance face à quelqu’un qui voulait que Cuba soit véritablement indépendante). L’URSS n’a eu un rôle proactif (au côté de Cuba) qu’au Mozambique et Angola. En comparaison avec l’interminable liste de coup d’État et “Black Ops” divers et variés commis par la CIA pendant la Guerre Froide, on se rend bien compte de quel côté se trouvait le véritable empire hégémonique. Au final, tous les faits démontrent de façon évidente que l’”impérialisme” soviétique était incomparablement plus bénin que l’impérialisme américain (encore une fois, la répression du Printemps de Prague fit environ 2000 fois moins de victimes que l’Empire du Bien en Asie du Sud-Est en 1968), et très probablement moins violent que l’impérialisme français. Alors comment se fait-il qu’autant de personnes en Occident sont convaincues du contraire ?

Cukierman allié du FN ?

Le CCIF condamne et dénonce vigoureusement les propos tenus ce matin, lundi 23 février, sur Europe 1, par le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman. Ce dernier a déclaré qu'aujourd’hui "toutes les violences sont commises par des jeunes musulmans". Le président du Crif a par ailleurs estimé que Marine Le Pen était "irréprochable personnellement" devant un journaliste inerte face à de telles absurdités et attaques ignobles envers une catégorie de citoyens français qu’il désigne par leur religion. Le CCIF note que Roger Cukierman est récidiviste en la matière, s’illustrant régulièrement par ses prises de position islamophobes : Déjà en novembre dernier il expliquait au Figaro que « les musulmans » représentent un « groupe qui pose problème » en France. En 2002 c’est à un journal israélien qu’il affirmait que « le succès de Le Pen est un avertissement aux musulmans de France, leur indiquant de se tenir tranquilles ». En ce sens les propos de Roger Cukiermansont inacceptables et s’inscrivent dans la lignée de ceux tenus par les islamophobes notoires que sont Eric Zemmour, Michel Houellebecq, Philippe Tesson ou encore Caroline Fourest. Aujourd’hui il semble que Roger Cukierman ait décidé de dédouaner le Front National de son passé antisémite et négationniste pour pouvoir se focaliser intégralement sur un seul ennemi commun désigné : le citoyen de confession musulmane. Il est plus qu’étonnant de constater que Roger Cukierman trouve « irréprochable » la présidente d’un parti qui n’a jamais condamné les propos antisémites de Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front National. Cette même présidente de parti qui demeure aujourd’hui poursuivie pour « incitations à la haine raciale » pour ses propos relatifs aux prières de rues qu’elle a comparées à l’occupation allemande. Il semblerait que le terme « irréprochable » ait donc une toute autre signification pour R. Cukierman. A travers cet amalgame odieux le CCIF doit-il rappeler à Monsieur Cukierman que la profanation du cimetière juif de Sarre-Union la semaine dernière n’était pas l’œuvre de jeunes musulmans et que c’est bien un jeune musulman Lassana Bathily, qui a sauvé plusieurs juifs lors de la prise d’otage de l’Hypercasher de Vincennes ? Le CCIF s’interroge sur la présence du Président de la République, François Hollande, ce soir au dîner du CRIF, après de tels propos qui vont à l’encontre de l’esprit du 11 janvier. Sa présence risque fortement d’être interprétée comme une caution à de telles déclarations abjectes. Après l’expression plus que stigmatisante et tendancieuse d’« islamofascisme » employée par le Premier ministre Manuel Valls, que Roger Cukierman s’est empresséd’approuver et de réutiliser,le CCIF tient à rappeler que cet esprit du 11 janvier ne peut se diffuser et perdurer seulement si les responsables et les hauts dignitaires d’organisations représentatives cessent leurs sorties islamophobes qui menacent considérablement notre vivre ensemble. Le CCIF tient à rappeler qu’au delà des discours, l’esprit du 11 janvier doit être une réalité dans les actes et les mesures prises par le gouvernement et le chef de l État. Le CCIF appelle les responsables politiques de tous bords à condamner et dénoncer fermement et sans détour des propos qui visent à ethniciser une partie de la population française de manière stigmatisante et insultante et àdiviser notre société déjà très fragilisée. Le CCIF examine la possibilité d’initier une action en justice contre cet individu.

jeudi 8 janvier 2015

Intelligence économique: pourquoi faire ?

La pratique de l’intelligence économique dans les grandes entreprises n’est pas nouvelle. Nombre d’entre elles ont choisi soit de l’externaliser, soit de se doter d’un service dédié, après avoir recensé et analysé leurs besoins et leurs attentes. Pour les unes, il s’est agi de s’adapter aux problématiques de la mondialisation, pour d’autres aux règles d’une concurrence intense. Plus récemment, la protection de leur réputation a émergé comme un nouvel enjeu. Il n’existe plus de domaines ni de secteurs protégés. Certains sont, certes, davantage visés et exposés que d’autres, tels l’automobile, les éner- gies, l’aéronautique ou l’armement, mais plus aucun acteur économique ne peut faire fi de préoccupations relevant de l’intelligence économique, dans la mesure où chaque acteur est obligé de connaître ce qui se fait ou pourrait se faire ailleurs afin de se protéger d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, l’intelligence économique n’est plus le domaine réservé de l’État et des multinationales. De plus en plus, les TPE-PME sont sensibili- sées à ses apports bénéfiques, au même titre que les collectivités publiques et territoriales. Certes, les proportions d’usage ne sont pas encore compa- rables, mais le mouvement est largement engagé, notamment avec la poli- tique publique que l’État déploie sur tout le territoire. L’efficacité des actions mises en place par l’État pour développer l’intelligence économique est due en particulier à un certain nombre de relais efficaces du fait de leur proximité avec les entreprises. Ainsi, de nombreux acteurs institutionnels ont un rôle en matière de sensibilisation et d’accompagnement des TPE-PME dans le domaine de l’intelligence économique. Citons à titre d’exemples : • les Coordonnateurs régionaux à l’intelligence économique, auprès des pré- fets de région, et les Chargés de mission régionaux à l’intelligence écono- mique (CRIE) placés auprès des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) ; • les collectivités locales et, notamment, les régions ; • les Directions régionales du renseignement intérieur, les antennes ré- gionales de la Direction de la protection de la sécurité et de la défense (DPSD) et la Gendarmerie nationale sont également très impliquées dans la protection du patrimoine matériel et immatériel des entreprises ; • le Conseil national des barreaux, le barreau de Paris ; • le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables (CSOEC) ; • les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) ; • les organisations professionnelles qui, pour la plupart, ont pris conscience de l’importance du bon usage de l’IE pour les TPE-PME. Ces acteurs savent qu’il faut adapter la pratique de l’intelligence écono- mique aux petites et moyennes entreprises, afin qu’elle puisse améliorer leur compétitivité. En complément de ces organisations qui, le plus souvent, assurent la pro- motion de l’intelligence économique, voire une initiation à ses pratiques, il faut compter avec les cabinets spécialisés en intelligence écono et faut compter avec les cabinets spécialisés en intelligence écon les professionnels qui accompagnent les TPE-PME au quotidien (source: Agence Incentive).


Cela roule toujours à Wall Street

Wall Street a ouvert en hausse mardi, après un bond beaucoup plus fort que prévu de la croissance américaine au troisième trimestre: le Dow Jones avançait de 0,26 %, passant pour la première fois au-dessus des 18 000 points, et le Nasdaq de 0,07 %. Lundi, la Bourse de New York avait déjà fini en hausse, dans un marché peu animé mais optimiste, le Dow Jones atteignant un niveau sans précédent après avoir pris 0,87 % et le Nasdaq gagnant 0,34 %. Vers 14 h 40, le Dow Jones prenait 46,72 points à 18 006,16 points, tandis que le Nasdaq, a dominante technologique, progressait de 3,53 points à 4 784,957 points. L'indice élargi S&P 500, particulièrement suivi par les investisseurs, gagnait 0,28 % ou 5,86 points, à 2 084,40 points. "Alors que le marché était en hausse depuis plusieurs séances, les très bons chiffres du produit intérieur brut (PIB)" américain ont poussé le Dow Jones au-delà des 18 000 points, a expliqué Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. Selon une troisième estimation du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis, publiée mardi par le département du Commerce, la croissance américaine a augmenté de 5 % en rythme annualisé de juillet à septembre, soit une révision en hausse de 1,1 point de pourcentage par rapport à la 2e estimation (3,9 %). C'est le rythme d'expansion le plus fort depuis le 3e trimestre 2003. De plus, "deux éléments importants sont liés à la période des fêtes", a ajouté Mace Blicksilver. "Premièrement, le marché compte très peu d'investisseurs qui vendent leurs actions, et deuxièmement, des gestionnaires de fonds veulent rattraper le mouvement et achètent des titres, car ils estiment qu'ils n'avaient pas assez investi." "Les indicateurs économiques sont au coeur de l'attention aujourd'hui, avant une séance raccourcie demain et une fermeture des marchés jeudi, en raison de Noël", ont en outre rappelé les experts de la maison de courtage Charles Schwab. Les chiffres du PIB ont par ailleurs éclipsé une baisse inattendue des commandes de biens durables en novembre aux États-Unis, tirées à la baisse par le secteur des transports et de la défense. Le marché obligataire était en nette baisse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,197 % contre 2,162 % vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,777, contre 2,750 % à la précédente clôture.


les bons réflexes écolo de 2015

Le début d’année est une période propice pour remettre les compteurs à zéro et mettre enfin en oeuvre les bonnes résolutions qui nous trottent dans la tête depuis longtemps. L’occasion de vous présenter 5 gestes clés à adopter définitivement en 2015. Le geste le plus intéressant pour votre porte monnaie et pour la planète est simple : surtout ne rien changer. En utilisant vos équipements électroniques le plus longtemps possible, vous réduisez efficacement votre empreinte écologique. En effet, il y a bien plus d’émissions de gaz à effet de serre, d’eau, de matière première et de pollution dans la fabrication des objets que dans leur utilisation quotidienne. Par exemple la fabrication d’un ordinateur portable en Chine émet 100 fois plus de gaz à effet de serre que un an d’utilisation en France ! Tout est devenu jetable. Au point qu’on ne cherche même plus un réparateur. Pourtant, 85 % des ordinateurs usagés peuvent être réparés. La proportion est à peu près identique pour les téléphones et un grand nombre d’autres équipements électroniques. Si vous ne souhaitez pas faire l’effort de faire réparer vos équipements pour votre usage, privilégier tout de même les organismes et lieux de collecte qui redonneront une seconde vie à vos équipements. Vous trouverez une carte des principaux acteurs en France à cette adresse : www.recyclage-info. Et oui, le réemploi d’équipements reconditionnés prend peu à peu le relais de la simple occasion. C’est la même chose, sauf que les équipements sont nettoyés, vérifiés, et si nécessaire, réparés. Bref, vous disposez d’un équipement presque neuf, prêt pour une seconde vie. A défaut d’acheter du matériel d’occasion reconditionné, privilégiez du matériel éco-conçu. Les éco-labels tels que EPEAT vous permettront d’établir une première liste de candidats potentiels. Si le papier à 5 vies, l’électronique n’en a généralement que 2 ou 3. Arrive donc fatalement un moment où votre fidèle smartphone / ordinateur / tablette tire définitivement sa révérence et où il devient stupide, à moins d’être riche comme crésus, de le faire réparer. Le recyclage de la bête peut alors commencer. On commence par réutiliser les composants encore fonctionnels. Le reste est généralement broyé pour en extraire les matériaux précieux, notamment l’or, l’argent, le cuivre, le platine, etc. Cette opération de recyclage est particulièrement dangereuse pour l’environnement car elle fait appel à de hauts fourneaux, des bains d’acide chlorhydrique, du cyanure et d’autres joyeusetés du même acabit. L’idéal est d’apporter directement ses équipements en fin de vie à un point de collecte d’un éco-organisme certifié tel que Ecologic et Ecosystème ou au magasin dans lequel vous achetez un nouvel équipement. Les entreprises n’ont pas à gérer la collecte qui doit être prise en charge gratuitement par le fabricant ou son distributeur. Le numérique consomment 13,5 % de la facture électrique française. A la clé : des tonnes de gaz à effet de serre rejetés qui accélèrent le réchauffement climatique et des tonnes de déchets radioactifs à stocker pendant plusieurs centaines de milliers d’années. Eteindre son PC, sa télévision, ou sa chaîne Hi-fi n’est pas suffisant. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), à l’échelle mondiale, les équipements électriques et électroniques connectés ont consommé 400 TWh d’électricité en 2013, uniquement lorsqu’ils étaient en veille. En attendant que le mode veille ne consomme pas d’énergie (directive EuP), il faut débrancher physiquement tous les appareils électriques. Par exemple en les branchant sur une multiprise munie d’un interrupteur.