La pratique de l’intelligence économique dans les grandes entreprises n’est pas nouvelle. Nombre
d’entre elles ont choisi soit de l’externaliser, soit de se doter d’un service dédié, après avoir
recensé et analysé leurs besoins et leurs attentes. Pour les unes, il s’est agi de s’adapter aux
problématiques de la mondialisation, pour d’autres aux règles d’une concurrence intense. Plus
récemment, la protection de leur réputation a émergé comme un nouvel
enjeu. Il n’existe plus de domaines ni de secteurs protégés. Certains sont, certes, davantage visés
et exposés que d’autres, tels l’automobile, les éner- gies, l’aéronautique ou l’armement, mais plus
aucun acteur économique ne peut faire fi de préoccupations relevant de l’intelligence économique,
dans la mesure où chaque acteur est obligé de connaître ce qui se fait ou pourrait se faire
ailleurs afin de se protéger d’une manière ou d’une autre.
Aujourd’hui, l’intelligence économique n’est plus le domaine réservé de l’État et des
multinationales. De plus en plus, les TPE-PME sont sensibili- sées à ses apports bénéfiques, au même
titre que les collectivités publiques et territoriales. Certes, les proportions d’usage ne sont pas
encore compa- rables, mais le mouvement est largement engagé, notamment avec la poli- tique
publique que l’État déploie sur tout le territoire. L’efficacité des actions mises en place par
l’État pour développer l’intelligence économique est due en particulier à un certain nombre de
relais efficaces du fait de leur proximité avec les entreprises. Ainsi, de nombreux acteurs
institutionnels ont un rôle en matière de sensibilisation et d’accompagnement des TPE-PME dans le
domaine de l’intelligence économique. Citons à titre d’exemples :
• les Coordonnateurs régionaux à l’intelligence économique, auprès des pré- fets de région, et les
Chargés de mission régionaux à l’intelligence écono- mique (CRIE) placés auprès des Directions
régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi
(DIRECCTE) ;
• les collectivités locales et, notamment, les régions ;
• les Directions régionales du renseignement intérieur, les antennes ré- gionales de la Direction
de la protection de la sécurité et de la défense (DPSD) et la Gendarmerie nationale sont également
très impliquées dans la protection du patrimoine matériel et immatériel des entreprises ;
• le Conseil national des barreaux, le barreau de Paris ;
• le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables (CSOEC) ;
• les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) ;
• les organisations professionnelles qui, pour la plupart, ont pris conscience de l’importance du
bon usage de l’IE pour les TPE-PME.
Ces acteurs savent qu’il faut adapter la pratique de l’intelligence écono- mique aux petites et
moyennes entreprises, afin qu’elle puisse améliorer leur compétitivité.
En complément de ces organisations qui, le plus souvent, assurent la pro- motion de l’intelligence
économique, voire une initiation à ses pratiques, il faut compter avec les cabinets spécialisés en
intelligence écono et
faut compter avec les cabinets spécialisés en intelligence écon
les professionnels qui accompagnent les TPE-PME au quotidien (source: Agence Incentive).
