Vendredi dernier, je me suis rendu à Londres pour y assister à un séminaire. A cette occasion, j'ai essayé de me souvenir à tous ceux auxquels j'ai participé, et cela m'a donné envie de vous parler ici, non de ce séminaire en particulier, mais de ces événements importants dans la vie de l'entreprise. Comme vous l'avez certainement compris, je suis habitué aux séminaires, et j'en ai suivi un bon nombre. S'il n'entre pas dans mon intention de remettre en question l'utilité qu'ils représentent, j'en suis venu à m'apercevoir de deux problèmes qui sont reparus fréquemment au fil de mes expériences, au point de porter sur les nerfs. Le premier problème, le plus fréquent (bien trop fréquent !), réside dans le fait de préférer la quantité à la qualité. Cela peut paraître évident, mais on n'organise pas un séminaire d'une semaine à l'étranger quand on n'a pas le budget adéquat ! Et pourtant, je l'ai personnellement vécu plus d'une fois. Et je peux vous garantir qu'il est préférable de vivre comme des princes pendant trois jours en Italie et d'y réaliser quelques animations inoubliables, plutôt que d'y languir durant une semaine sans avoir rien à faire ! Parce que dans ce dernier cas, l'exaspération supplante carrément le plaisir, au point qu'on va à l'événement suivant en traînant la jambe. Le second problème que je vois fréquemment, et qui est à mon sens le plus gros problème, reste le sentiment d'obligation assorti à ces séminaires. Dans les faits, je me suis rendu compte que de nombreux salariés jouent le jeu de ces séminaires alors qu'ils les trouvent stériles et sans intérêt. Ils se forcent à y assister par peur de devenir le vilain petit canard s'ils venaient à ne pas y participer. Le bénéfice d'une telle participation est alors non seulement nul mais même contre-productif. En effet, le collaborateur qui se force à participer à un séminaire de motivation, et ce sans en sentir la nécessité ni même l'envie, ne tirera évidemment aucun gain de l'événement. Mais c'est malheureusement une idée qu'il est très difficile de faire entendre à un responsable. Cela dit, la plupart des séminaires se déroulent sans problème. Celui qui s'est déroulé à Londres en est même le parfait exemple ! Pour en savoir plus, je vous laisse le lien vers le site de l’organisateur de ce séminaire à Londres. Suivez le lien pour le site.
mardi 14 juillet 2015
Rencontre et sexe online
Les orientations sexuelles et toutes les informations personnelles renseignées par des millions d'utilisateurs d'un site de rencontre "Adult Friend Finder", semblent avoir été l’objet d’une captation frauduleuse de données clients.
A l’image de ce que certains grands opérateurs des télécoms ont subi à grande échelle, les données personnelles des clients de sites de rencontres en ligne ont été piratées. Existe-t-il des différences entre la captation frauduleuse des données clients d’un très grand opérateur, et ceux de ces sites de rencontres en ligne, pour adultes ?
Rappelons les faits. Les orientations sexuelles et toutes les informations personnelles renseignées par des millions d'utilisateurs d'un site de réseautage social bien connu, Adult FriendFinder, semblent avoir été l’objet d’une captation frauduleuse de données clients. Site web destiné à générer des rencontres intimes entre adultes, à la recherche de « l'amour en ligne ». Ce hack avait été initialement révélé par la chaine britannique Channel 4, et aurait abouti à la captation d’informations confidentielles relatives à plus de 4 millions de membres.
Outre l'orientation sexuelle des clients d’Adult FriendFinder , les données prétendument révélées incluraient l’adresses e-mail, le nom d'utilisateur, les dates de naissance, les codes postaux, les adresses d'Internet personnelles associés aux ordinateurs de chaque utilisateur. Plus grave encore : si les membres en question étaient ouvertement à la recherche de rencontres extraconjugales.
Si cela devait être exposé au grand jour par des individus aux intentions malveillantes, les clients du site « Adult FriendFinder » pourraient être plongés dans les affres de l’embarras, car ce site est par nature – et comme son nom l'indique – spécifiquement réservé aux adultes…
Dans le cas qui nous intéresse, il n’y a pas de différences de nature entre la captation frauduleuses de données personnelles et confidentielles, touchant délibérément un grand opérateur de téléphonie, et un site de rencontres privées en ligne. Chaque client qui est inscrit dans les fichiers clients des opérateurs peuvent – dés lors que ces données sont volées – les retrouver à disposition, sur des sites pirates.
Les attaques semblent se multiplier, vont-elles être de plus en plus nombreuses à l’avenir ?
Le risque est avéré et grandissant, en effet. Nul ne pourrait dire aujourd’hui que l’augmentation de la fréquence de ce type d’attaque n’était pas prévue. Comme nous l’indiquions déjà il y a quelques mois, dans ces mêmes colonnes : « chacun le sait, la majorité de nos gestes en ligne sont épiés, captés, classés puis stockés dans l’attente d’être revendus à des organismes tiers, en effet ». Et nos historiques d’affichages ou de visites sur des sites de rencontres ; à caractère intime ou pornographique ; dés lors que nous en sommes les abonnés, nos identifiants sont attachés à nos noms, nos identités réelles dans les fichiers clients des entreprises qui commercialisent justement ces services. Cela va de soit. En conséquence, nos données personnelles qui pourraient être exposées sur la place publique dans un tel contexte, mettent évidemment en danger la réputation et la vie privée de chacun, et pourrait causer de sérieux ravages. Et cela très concrètement sur le plan professionnel, en outre.
Où en est la parité politique ?
Reconnaître l'inégalité, c'est s'imposer d'agir.
En dépit des nombreuses lois sur la parité, et 70 ans après l'accession des femmes au droit de vote, la parité en politique reste un objectif lointain. Quoique la parité soit garantie au sein du Gouvernement depuis 2012 et qu'il y ait des avancées notables, la politique française nationale et locale est toujours marquée par une forte hégémonie masculine. À peine 27% de femmes à l'Assemblée, contre plus de 43% de femmes au Parlement suédois. 16% des maires seulement sont des femmes, et on ne compte qu'une seule femme présidente de région. C'est le sujet sur lequel se penche Femmes Débats et Société, présidée par Catherine Dumas, lors d'une conférence au Sénat aujourd'hui.
La première loi sur la parité date de 2000 visait à contraindre les partis politiques à présenter autant d'hommes que de femmes dans les scrutins de liste. Depuis, plusieurs textes législatifs sont venus compléter et durcir cette première loi. Pourtant, les femmes demeurent largement minoritaires au Parlement, et rarement visibles en tête de liste de scrutin. Malgré les lourdes sanctions financières en jeu, un grand nombre de partis font le choix de ne pas respecter la parité. Sous l'effet de la loi Copé-Zimmermann, la parité progresse plus vite dans les entreprises. En effet, selon l'Observatoire de la parité dans les conseils d'administration, les femmes représentent 44,4% des administrateurs nommés en 2011 et 2012 dans les plus grandes entreprises.
Épargnons-nous les longs discours sur l'intérêt d'augmenter la proportion de femmes en politique. Une grande partie de la classe politique elle-même se rallie à cette évidence politique, démocratique et sociétale. Evitons également les longs débats sur la nécessité ou non de légiférer alors qu'on devine une évolution culturelle en cours. L'histoire démontre que ce renversement culturel ne se fait pas assez rapidement. Le "troisième tour" des élections départementales, dont la législation avait été revue en faveur de la parité pour les 2 premiers tours, en témoigne: seulement 10 % de femmes ont été choisies à la tête des exécutifs. La persistance de cette inégalité est d'autant plus intolérable qu'elle fait désormais l'objet d'une large prise de conscience et d'une dénonciation à l'échelle nationale.
Nous avons besoin d'une loi qui empêche les partis de se soustraire de manière légale à la parité en payant une amende. Mettons en place une disposition qui mette fin au système des amendes. Votons une nouvelle loi selon laquelle chaque parti doit présenter au moins 288 femmes sur 577 circonscriptions, ou à défaut, des femmes dans 50% des circonscriptions dans lesquelles il présente un candidat. Si ce plancher de 50% de femmes n'est pas atteint, aucune candidature du parti ne peut être validée dans aucune circonscription. Le parti est tenu de présenter à nouveau l'ensemble de ses candidatures dans le respect de ce principe.
Cette loi doit mécaniquement aboutir à l'élection de davantage de femmes à l'Assemblée Nationale. Plus fondamentalement, elle devrait banaliser la représentation féminine dans les territoires et à l'Assemblée. Naturellement, rien ne pourra retenir les partis d'investir les femmes dans les circonscriptions les plus difficiles et de flécher les hommes vers les circonscriptions favorables. C'est la limite de la loi. Néanmoins, il est évident qu'une campagne législative de terrain est une pierre posée pour la suivante. Elle permettra aux femmes de s'implanter localement, et d'inspirer d'autres vocations de jeunes talents politiques féminins.
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