Honte à moi. Cela fait presque un mois que je dois rédiger ce billet. Mais en cette période agitée de fin d'année, je n'ai pas pris le temps pour alimenter ce site. Il était plus que temps de réparer mon erreur, pour vous faire part d'une visite amusante.
Cela se passe dans les Hautes-Pyrénées, où j'effectuais alors un court séjour. Les amis qui m'hébergeaient m'avaient embarqué dans un vol en montgolfière pour me faire découvrir leur région d'adoption. Ce n'était là que la première étape d'un long programme de visite. On voyait qu'ils avaient emménagé depuis quelques semaines à peine, car ils voulaient tout découvrir des lieux, en explorer les moindres recoins.
Sitôt descendu de la nacelle, nous nous sommes donc rendus aux grottes de Bétharram. Il était à peine dix heures du matin, étant donné que les montgolfières ne volent qu'au lever et au coucher du soleil. Nous étions dans les temps.
Et là, surprise : les grottes étaient fermées au public (on ne peut visiter les grottes entre le 15 octobre et début janvier). Mais, pour une raison qui reste obscure, nous étions bien décidés à visiter ces grottes. Je ne vous dirai pas comment nous avons fait, mais nous nous sommes finalement retrouvés à visiter ces grottes en compagnie d'un guide.
Etait-ce le goût de l'interdit, ou le fait de savoir que nous étions privilégiés d'avoir cette visite pour nous seuls ? Ou le site était-il vraiment exceptionnel ? Probablement un peu des trois. Toujours est-il que cette visite m'a laissé de merveilleux souvenirs.
Découvertes en 1810, les grottes de Bétharram ont été ouvertes au public un siècle plus tard. Électrifiées dès leur aménagement, elles font voyager sous terre à pied, en barque et... même en chemin de fer. Sur cinq étages, les grottes de Bétharram offrent l'inventaire complet des paysages et des phénomènes géologiques qu'on rencontre dans ces cavités naturelles. Le parcours dure une heure et demie. Le temps de plonger dans la féerie d'un univers minéral dont se sont inspirés maniéristes italiens et peintres romantiques. Bétharram est un site exceptionnel car il contient des grottes fossiles, mortes, figées dans leur relief, et une grotte active. Dans celle-ci, les eaux continuent de s'infiltrer, érodant les parois, les nappant de calcaire, érigeant des colonnes.
Après avoir franchi les premières salles, nous sommes descendus par un escalier dans le gouffre menant à la rivière souterraine. Une barque nous y attendait pour un périple empruntant à toutes les fantaisies de la genèse. Par endroits s'y déploient les nervures et les arcs flamboyants du gothique le plus échevelé. Puis surgit le Chaos, digne d'abriter des Cyclopes, avant un lac et la montée dans le petit train qui nous a ramenés, les yeux écarquillés et le cœur content, à la lumière du jour.
Lorsque j'étais enfant, je faisais souvent le même rêve : j'étais seul dans un supermarché, qui me servait de maison et où je pouvais tout faire. Les sensations de cette journée, entre ce vol en montgolfière très classe et cette visite VIP des grottes, m'a donné la même impression que ce rêve. Je pense même retourner dans les airs. J'ai vu que les vols en montgolfières étaient possibles partout en France. Mais il faudra attendre le mois de mars pour me lancer. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce baptême en montgolfière.
vendredi 27 février 2015
L'emblématique 1968
Pour les français, 1968 résonne comme une révolution. Mais pour d'autres pays, cela signifie autre chose. Toujours en 1968 a lieu le début de la Guerre d’Usure, entre Israël et l’Égypte. Cette guerre fit environ 15000 morts en 3 ans, surtout des civils égyptiens, et fait suite à la Guerre de Six Jours, déclenchée par Israël. La Guerre de Six Jours était une guerre de conquête territoriale lancée par Israël, et fermement dénoncée comme telle par le Général De Gaulle.
Au final, la répression du Printemps de Prague fut un événement affreux, mais il est évident que ce crime de l’URSS pâlit en comparaison des massacres américains organisés la même année en Asie du Sud-Est , et ce n’est sûrement pas un Français, ni un Israëlien, qui pourrait se permettre de donner des leçons de morale au sujet de crimes commis en 1968.
Ce que l’on présente souvent comme l’autre grand crime de l’URSS post-stalinienne prouvant la brutalité de l’impérialisme soviétique / russe, est la guerre d’Afghanistan. Le gouvernement afghan a demandé l’aide de l’URSS face à des combattants islamistes. Ceux qui se battaient contre le gouvernement communiste afghan et l’URSS étaient alors appelés en Occident des Freedom Fighters (Combattants de la Liberté), et ils recevaient le financement, l’armement et l’entraînement de la part de plusieurs pays Occidentaux. Ces Freedom Fighters sont désormais appelés des djihadistes ou des terroristes islamistes, et ils ne sont plus financés par les Américains. Le gouvernement afghan a de nouveau appelé la Russie à l’aide en 2014, pour l’aide au niveau militaire et pour développer son infrastructure. J’y reviendrai dans la troisième partie. Disons simplement pour l’instant que la rhétorique concernant l’intervention soviétique en Afghanistan a commencé à changé radicalement. Il suffit de constater que le pire crime qui eut lieu lors de cette guerre fut de créer la bête djihadiste, qui menace actuellement d’engloutir l’Iraq, la Syrie, la Libye etc. Et ce n’est pas l’URSS qui commit ce crime.
On pourra finalement opposer que les nombreuses révolutions communistes de l’époque prouvaient l’impérialisme soviétique. Si ce n’est que la plupart de ces révoltes n’avaient rien à voir avec l’Union Soviétique. Il s’agissait essentiellement de mouvement de révoltes populaires, souvent pour se libérer de l’emprise américaine, mais qui ne se sont rapprochées de l’URSS que parce que l’URSS soutenaient les pays qui refusaient d’être les vassaux des É-U, parce que déjà à l’époque l’URSS avait besoin d’alliés face à l’hégémonie américaine, comme la Russie d’aujourd’hui. Même Fidel Castro ne se rapprocha de l’URSS que deux ans après son arrivée au pouvoir, après que les États-Unis avaient refusé d’établir des relations normales avec son gouvernement (rappelons que les Américains considèrent depuis la première moitié du XIXème siècle que Cuba doit devenir une partie des États-Unis, par la loi de la gravité politique, d’où leur intransigeance face à quelqu’un qui voulait que Cuba soit véritablement indépendante). L’URSS n’a eu un rôle proactif (au côté de Cuba) qu’au Mozambique et Angola. En comparaison avec l’interminable liste de coup d’État et “Black Ops” divers et variés commis par la CIA pendant la Guerre Froide, on se rend bien compte de quel côté se trouvait le véritable empire hégémonique.
Au final, tous les faits démontrent de façon évidente que l’”impérialisme” soviétique était incomparablement plus bénin que l’impérialisme américain (encore une fois, la répression du Printemps de Prague fit environ 2000 fois moins de victimes que l’Empire du Bien en Asie du Sud-Est en 1968), et très probablement moins violent que l’impérialisme français. Alors comment se fait-il qu’autant de personnes en Occident sont convaincues du contraire ?
Cukierman allié du FN ?
Le CCIF condamne et dénonce vigoureusement les propos tenus ce matin, lundi 23 février, sur Europe 1, par le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman. Ce dernier a déclaré qu'aujourd’hui "toutes les violences sont commises par des jeunes musulmans". Le président du Crif a par ailleurs estimé que Marine Le Pen était "irréprochable personnellement" devant un journaliste inerte face à de telles absurdités et attaques ignobles envers une catégorie de citoyens français qu’il désigne par leur religion.
Le CCIF note que Roger Cukierman est récidiviste en la matière, s’illustrant régulièrement par ses prises de position islamophobes : Déjà en novembre dernier il expliquait au Figaro que « les musulmans » représentent un « groupe qui pose problème » en France. En 2002 c’est à un journal israélien qu’il affirmait que « le succès de Le Pen est un avertissement aux musulmans de France, leur indiquant de se tenir tranquilles ».
En ce sens les propos de Roger Cukiermansont inacceptables et s’inscrivent dans la lignée de ceux tenus par les islamophobes notoires que sont Eric Zemmour, Michel Houellebecq, Philippe Tesson ou encore Caroline Fourest.
Aujourd’hui il semble que Roger Cukierman ait décidé de dédouaner le Front National de son passé antisémite et négationniste pour pouvoir se focaliser intégralement sur un seul ennemi commun désigné : le citoyen de confession musulmane. Il est plus qu’étonnant de constater que Roger Cukierman trouve « irréprochable » la présidente d’un parti qui n’a jamais condamné les propos antisémites de Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front National. Cette même présidente de parti qui demeure aujourd’hui poursuivie pour « incitations à la haine raciale » pour ses propos relatifs aux prières de rues qu’elle a comparées à l’occupation allemande.
Il semblerait que le terme « irréprochable » ait donc une toute autre signification pour R. Cukierman.
A travers cet amalgame odieux le CCIF doit-il rappeler à Monsieur Cukierman que la profanation du cimetière juif de Sarre-Union la semaine dernière n’était pas l’œuvre de jeunes musulmans et que c’est bien un jeune musulman Lassana Bathily, qui a sauvé plusieurs juifs lors de la prise d’otage de l’Hypercasher de Vincennes ?
Le CCIF s’interroge sur la présence du Président de la République, François Hollande, ce soir au dîner du CRIF, après de tels propos qui vont à l’encontre de l’esprit du 11 janvier. Sa présence risque fortement d’être interprétée comme une caution à de telles déclarations abjectes.
Après l’expression plus que stigmatisante et tendancieuse d’« islamofascisme » employée par le Premier ministre Manuel Valls, que Roger Cukierman s’est empresséd’approuver et de réutiliser,le CCIF tient à rappeler que cet esprit du 11 janvier ne peut se diffuser et perdurer seulement si les responsables et les hauts dignitaires d’organisations représentatives cessent leurs sorties islamophobes qui menacent considérablement notre vivre ensemble. Le CCIF tient à rappeler qu’au delà des discours, l’esprit du 11 janvier doit être une réalité dans les actes et les mesures prises par le gouvernement et le chef de l État.
Le CCIF appelle les responsables politiques de tous bords à condamner et dénoncer fermement et sans détour des propos qui visent à ethniciser une partie de la population française de manière stigmatisante et insultante et àdiviser notre société déjà très fragilisée.
Le CCIF examine la possibilité d’initier une action en justice contre cet individu.
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