mercredi 20 décembre 2017

Je teste l'ULM

Le mois dernier, j'ai fait un vol en ULM dans le ciel de Rennes. C'était une première, et je dois dire que j'en ai pris plein les mirettes : le paysage était tout simplement sublime ! Mais j'aimerais surtout parler de ce qui s'est passé avant ce vol. En effet, en racontant ce que j'allais faire à mes proches, l'un d'eux m'a dit un truc très bizarre : que je devais en profiter tant que je pouvais. En effet, d'après lui, l'on ne pourra plus tester ce genre de choses dans un avenir plus ou moins proche. Avec tous ces ouragans qui feront bientôt, selon lui, partie de notre quotidien, les expériences aériennes seront de plus en plus dangereuses ! Ca m'interpelle, comme propos, car cette croyance est partagée par pas mal de monde : beaucoup sont convaincus que les catastrophes naturelles seront plus fréquentes à cause de la pollution. Bon, ces dernières semaines, il est vrai que nous avons eu droit à pas mal d'ouragans. Mais comme chaque année, en fait. Et soutenir que le changement climatique en est responsable est une idée fausse. Pour être tout à fait clair, le nombre d'ouragans n'augmente pas année après année ; en réalité, depuis plusieurs années, il tend même à baisser ! Et les modèles informatiques simulant le climat ont montré que nous n'aurons pas plus d'ouragans à l'avenir. Par contre, ceux qui nous frapperont seront indubitablement plus intenses. Surtout, il faut intégrer l'idée que les ouragans, en dépit des dégâts qu'ils font, ne sont pas une punition divine : ils sont même capitaux pour réguler le climat, car ce sont de véritables soupapes de sécurité qui permettent d'évacuer l'excès de chaleur amassée sous les tropiques. Ils rafraîchissent à chaque fois l'eau de mer, qui perd de 1° à 3°C. En bref, les ouragans opèrent comme un système de climatisation planétaire. En résumé, si l'on peut être chagriné pour les personnes qui subissent ces fléaux naturels actuellement, il est tout à fait injustifié de les relier au changement climatique : les ouragans ne sont pas plus nombreux qu'avant et en dépit des apparences, ils concourent à garder l'équilibre de notre monde. Quoi qu'il en soit, j'ai pris pas mal de plaisir lors de ce vol. Si l'aventure vous tente, vous devriez vous laisser tenter. Voilà d'ailleurs le site où j'ai dégoté ce vol. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce de vol en ULM et trouvez toutes les infos.


samedi 16 décembre 2017

Une efficacité électrique négligée

Une conséquence importante de la surcapacité du parc nucléaire est l’absence historique d’incitation à la maîtrise de la consommation d’électricité. Ainsi, la France consomme près d’un quart d’électricité de plus par habitant que la moyenne de l’Union Européenne. Elle a notamment développé dès les années soixante-dix, dans le cadre de son programme « tout nucléaire, tout électrique », un recours massif au chauffage électrique, que seule la mise en œuvre récente de la réglementation thermique RT2012 pour les logements neufs est venue infléchir. Cet effet, ainsi que l’impact des réglementations européennes sur l’étiquettage énergétique de nombreux équipements, entraînent un ralentissement mesurable de la consommation d’électricité. Mais en l’absence de mesures supplémentaires spécifiques, la France connaît une évolution singulière de sa consommation d’électricité. Ainsi, après une baisse due à la crise, cette consommation a par exemple augmenté de 4 % sur les années 2012 et 2013, alors que l’ensemble de la consommation d’énergie marquait une légère diminution. L’absence de politique forte d’efficacité sur la consommation d’électricité s’observe aussi bien sur les ménages que chez les plus gros consommateurs. Ainsi, par exemple, alors que la consommation d’électricité spécifique par habitant était la même en Allemagne et en France au début des années 1990, un ménage français consommait en 2008 plus de 20 % de plus qu’un ménage allemand, bien que le taux d’équipements du second soit supérieur. De même, le cabinet de conseil Roland Berger estime que si les industriels « électro-intensifs » français étaient désavantagés en 2013 par le prix de l’électricité par rapport à leurs concurrents allemands, ce désavantage est aussi dû à la moindre efficacité énergétique des usines françaises : la consommation spécifique apparaît en effet supérieure selon les secteurs de 13 % (ciment) à 38 % (papier) à celle observée en Allemagne.