jeudi 23 novembre 2017

Comment piloter un F16 (sans avoir de brevet de pilote)

Aujourd'hui, j'ai piloté un F16 Falcon. Non, je n'ai pas mon brevet de pilote. Depuis quand faut-il un brevet de pilote pour voler ?? Mais j'ai tout de même quelques heures de vol au compteur. Je ne compte plus les heures que j'ai pu passer sur Flight Simulator. A une époque, je passais même tout mon temps libre sur mon ordinateur. Il n'est donc pas étonnant que mon entourage m'ait offert cette expérience de simulation de vol. Zoom sur une activité hors du commun. Cela se passe à Villeurbanne, ou je me suis rendu avec mon frère, qui s'était lui aussi offert l'activité (vous allez comprendre l'importance de ce détail ensuite). Pour commencer, si vous imaginez un bête simulateur de vol, de type écran pc et cockpit en carton pâte, vous pouvez oublier : l'immersion est au rendez-vous. Dès notre arrivée, on nous a en effet remis notre équipement de vol, et c'est dans les vestiaires que nous avons enfilé l'uniforme réglementaire de tout pilote : combinaison, chaussures, casque, harnais. Puis nous avons rejoint la salle de briefing, où l'on nous a présenté les commandes de base. Nous avons ensuite rejoints nos appareils respectifs : des cockpits placés devant un écran bombé, permettant d'avoir une vue à 180°. Le cockpit, en dehors de la verrière manquante, est complet dans les moindres détails. Si le cockpit n'est pas sur vérins, c'est tout aussi bien en ce qui me concerne : je suis systématiquement malade quand la cabine d'un simulateur bouge ! Habitué aux simulations, je m'acclimate vite aux commandes, et j'effectue un décollage tout en douceur. Le paysage qui défile est d'une beauté saisissante. J'apprends à effectuer quelques loopings. Jouissif ! L'immersion pourrait être totale... s'il n'y avait l'instructeur juste à côté du cockpit, alors que je suis déjà à 2000 pieds ! Heureusement, il n'est là que pour m'aider à la prise en main. Après que j'aie fait quelques tonneaux, il s'efface, et je suis désormais seul dans le ciel. Quoique, pas vraiment. Qu'est-ce que c'est que ce point clignotant sur le radar ? Un appareil ennemi est en approche. C'est mon frère qui attaque ! Ce jour-là, deux pilotes de légende sont nés. Merci à tous pour cette aventure inoubliable ! A retrouver en détail sur le site de simulateur de vol.

mercredi 22 novembre 2017

Du numérique et de la disparition des professions « triple A »

Le numérique a « ringardisé ces professions qui semblent restées à un stade artisanal, aristocratique et ancien, ou les professions 3A ». Les avocats en font bien évidemment partie, bousculés par l’avènement des legaltech. La profession doit savoir « résister à ce bluff technologique, mais intelligemment ». Il est constaté que l’émergence de l’intelligence artificielle réduit l’importance du savoir juridique à la portion congrue, ce qui est « une blessure profonde portée au narcissisme personnel des avocats ». Les legaltech, nouveaux intermédiaires entre le justiciable et la justice, promettent de se placer « aux antipodes de l’arrogance des pouvoirs de l’ancien monde », dont l’avocat fait partie. « La part de mystère qui entourait la profession devient mystification aux yeux des consommateurs avides d’efficacité ». Pour surmonter cette difficulté, l’avocat doit notamment « se former aux nouvelles technologies qui ne cessent d’évoluer » et développer des « doubles compétences ». Mais ce serait une erreur de laisser « le champ libre au legaltech » sur les marchés de faible valeur ajoutée et de se concentrer uniquement sur les services à forte valeur ajoutée. En effet, explique le rapport « les plateformes vont monter en compétence et risquent à terme d’attaquer ce marché à plus forte valeur ajoutée, mais aussi à plus forte marge ».