vendredi 30 octobre 2015

Islande en reconquête

L'Islande est un pays en recomposition et je vous invite à vous rendre sur place, c'est un mangifique voyage, tant pour la beauté des paysages que pour découvrir la force des habitants. Impossible de le rater dans les rues de Reykjavik, tant le chantier est énorme, et détonne dans une capitale à l’architecture basse : une cathédrale de béton noir et de verre, recouverte d’alvéoles réfléchissantes, est en cours d’assemblage face à la mer. Le Harpa, imaginé par l’artiste vedette danois Olafur Eliasson, servira tout à la fois de salle d’opéra et de palais des congrès pour l’Islande. Malgré des craintes annonçant à plusieurs reprises l’arrêt des opérations, le bâtiment sera finalement bien inauguré, le 4 mai prochain. Après l’effondrement bancaire de l’île, en octobre 2008, le groupe Portus, l’investisseur privé qui portait ce projet estimé à l’origine à 12 milliards de couronnes (74 millions d’euros), a dû appeler le gouvernement et la mairie de Reykjavik à l’aide pour que le chantier se poursuive. L’exécutif n’a pas bronché et ce fleuron architectural va donc voir le jour. Mais où est donc passée la crise islandaise ? L’Islande, encore sonnée par sa quasi-faillite, ne s’est pas lancée dans une austérité à tout crin. A rebours des tendances à l’oeuvre sur le continent, l’île a choisi de prendre un peu plus de temps que d’autres pour réaliser son «ajustement budgétaire ». Si bien que des projets ici et là continuent d’avancer. Ses mesures d’économies portent sur 10% du Produit intérieur brut (PIB) en trois ans. Rien à voir avec une autre île à laquelle elle est souvent comparée, elle aussi durement frappée par la crise : l’Irlande prévoit, elle, de ramener son déficit de 32% à 9% au cours de la seule année 2011, et de poursuivre l’austérité jusqu’en 2014 au moins. Aujourd’hui, Reykjavik dit avoir renoué avec la croissance ? attendue aux alentours de 3% cette année, et réduit sa dette sans trop forcer. Comment cette minuscule économie (320 000 habitants) s’y estelle prise, pour se sortir la tête de l’eau en deux ans ? Les économistes avancent trois explications : ? La dévaluation de la couronne islandaise. La devise a dégringolé de 40% fin 2008, et les exportations d’aluminium et de poissons ont repris dans la foulée. Si cela vous intéresse, je vous laisse le lien vers un site spécialisé qui vous proposera un beau voyage en Islande. Cliquez sur le lien pour le contact.


La télépathie est le futur de Facebook ?

La communication par la pensée est au programme, juste après la réalité virtuelle. Ce sera le mode de communication ultime. Plus besoin d'ordinateur, ni de smartphone, ni même de parler. Le boss de Facebook pense que l'on sera bientôt en mesure de s'envoyer des messages directement par la pensée. «Vous penserez à quelque chose et vos amis seront immédiatement capables de partager cette expérience avec vous si vous le désirez», écrit Mark Zuckerberg lors d'une session de townhall Q&A, des questions-réponses en ligne sur son compte Facebook. Il explique simplement que, comme nos gros ordinateurs encombrants sont devenus de petits téléphones mobiles que nous pouvons emporter avec nous, nous pourrons sûrement bientôt les miniaturiser encore plus et nous les implanter pour qu'ils puissent lire nos pensées et les transmettre. Pour ce faire, Mark Zuckerberg espère d'abord développer la réalité virtuelle, qui deviendra selon lui «la norme», afin de créer des expériences immersives. La technologie pourra ainsi agir sur les différents sens, comme la vue ou l'ouïe. Facebook peut déjà s'appuyer sur la technologie de l'Oculus Rift, racheté en 2014 pour deux milliards de dollars. Pour certains, comme le commente le Guardian, ce sera le commencement d'une nouvelle ère de communication qui repoussera les limites de la technologie. Pour d'autres, cela représentera l'intrusion de trop dans leur vie privée et les inventions pour bloquer les effets de la télépathie –comme ces chapeaux en aluminium du plus bel effet nés dans les romans de science-fiction– devraient voir le jour. Zuckerberg a aussi dévoilé quelques-unes de ses ambitions concernant l'intelligence artificielle (IA). «La plupart de nos recherches visent à comprendre le sens de ce que les gens partagent», explique-t-il. L'IA devra être capable de discerner tous les éléments d'une photo, visages, objets, scènes... Et pourra proposer à une personne de se connecter avec d'autres en fonction des intérêts qu'elle a pu discerner dans ses statuts ou ses photos. Les ambitions de Mark Zuckerberg sont grandes. En plus de vouloir «apporter Internet partout pour connecter tout le monde» et «donner aux gens le pouvoir tout expérimenter» via ces nouvelles technologies, le patron de Facebook gamberge aussi sur des questions plus larges: «Qu'est-ce qui nous permettra de vire pour toujours? Comment soigner toutes les maladies? Comment fonctionne le cerveau?» Ce qui risque de prendre encore quelques années de recherche.

Qui veut sauver les guignols ?

Dans le flot de réactions après les révélations de plusieurs médias qui annoncent la fin des Guignols de l'info, le soutien à l'émission dépasse les clivages partisans, même s'il est davantage prononcé dans l'actuel majorité. De la gauche de la gauche au centre droit, on ne compte plus les personnalités qui dénoncent l'éventuelle disparition de ce programme phare de Canal+. "Il faut sauver les Guignols", a carrément lancé sur France Info le président de l'Assemblée nationale à la veille d'une réunion importante qui décidera à Canal+ de l'avenir de l'émission. "Il y a toujours eu de tout temps, dans tous les régimes, c'est le fou du roi. Aujourd'hui ce côté acide qui quelquefois nous amène à mal réagir quand on se sent la cible des Guignols aère l'actualité et la manière de traiter la politique", a estimé le député PS qui "regrette" de ne pas avoir sa propre marionnette. Même ceux qui sont régulièrement caricaturés, comme l'écologiste Cécile Duflot, prennent fait et cause pour les Guignols. Avec un langage qui n'est pas sans rappeler celui utilisé pour la représenter dans l'émission. Cécile Duflot n'est pas la seule à s'en prendre à l'actionnaire de Canal+, l'industriel Vincent Bolloré. C'est aussi le cas du patron des députés PS, Bruno Le Roux. Jean-Luc Mélenchon aussi s'en prend au Breton connu du très grand public pour avoir prêté son yacht à Nicolas Sarkozy après son élection en 2007. Mais le leader du Front de gauche préfère rappeler les prétendus liens entre le chef d'entreprises et l'actuel locataire de l'Elysée, François Hollande. Au centre-droit aussi, on entreprend la défense de ce monument de la télévision française. Président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde évoque "un moment de détente" sans lequel "Canal ne serait plus vraiment Canal!". Alors faut-il crier à la censure, comme plusieurs responsables politiques le font? "Non", répond le ministre Jean-Marie Le Guen. Invité de Radio Classique et LCI, il a estimé que la fin des Guignols relevait "d'un problème éditorial et non politique". "Le problème est de savoir sur la grille de programmes de Canal Plus satisfait en termes d'audience", a lancé l'élu parisien.