jeudi 8 janvier 2015

Intelligence économique: pourquoi faire ?

La pratique de l’intelligence économique dans les grandes entreprises n’est pas nouvelle. Nombre d’entre elles ont choisi soit de l’externaliser, soit de se doter d’un service dédié, après avoir recensé et analysé leurs besoins et leurs attentes. Pour les unes, il s’est agi de s’adapter aux problématiques de la mondialisation, pour d’autres aux règles d’une concurrence intense. Plus récemment, la protection de leur réputation a émergé comme un nouvel enjeu. Il n’existe plus de domaines ni de secteurs protégés. Certains sont, certes, davantage visés et exposés que d’autres, tels l’automobile, les éner- gies, l’aéronautique ou l’armement, mais plus aucun acteur économique ne peut faire fi de préoccupations relevant de l’intelligence économique, dans la mesure où chaque acteur est obligé de connaître ce qui se fait ou pourrait se faire ailleurs afin de se protéger d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, l’intelligence économique n’est plus le domaine réservé de l’État et des multinationales. De plus en plus, les TPE-PME sont sensibili- sées à ses apports bénéfiques, au même titre que les collectivités publiques et territoriales. Certes, les proportions d’usage ne sont pas encore compa- rables, mais le mouvement est largement engagé, notamment avec la poli- tique publique que l’État déploie sur tout le territoire. L’efficacité des actions mises en place par l’État pour développer l’intelligence économique est due en particulier à un certain nombre de relais efficaces du fait de leur proximité avec les entreprises. Ainsi, de nombreux acteurs institutionnels ont un rôle en matière de sensibilisation et d’accompagnement des TPE-PME dans le domaine de l’intelligence économique. Citons à titre d’exemples : • les Coordonnateurs régionaux à l’intelligence économique, auprès des pré- fets de région, et les Chargés de mission régionaux à l’intelligence écono- mique (CRIE) placés auprès des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) ; • les collectivités locales et, notamment, les régions ; • les Directions régionales du renseignement intérieur, les antennes ré- gionales de la Direction de la protection de la sécurité et de la défense (DPSD) et la Gendarmerie nationale sont également très impliquées dans la protection du patrimoine matériel et immatériel des entreprises ; • le Conseil national des barreaux, le barreau de Paris ; • le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables (CSOEC) ; • les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) ; • les organisations professionnelles qui, pour la plupart, ont pris conscience de l’importance du bon usage de l’IE pour les TPE-PME. Ces acteurs savent qu’il faut adapter la pratique de l’intelligence écono- mique aux petites et moyennes entreprises, afin qu’elle puisse améliorer leur compétitivité. En complément de ces organisations qui, le plus souvent, assurent la pro- motion de l’intelligence économique, voire une initiation à ses pratiques, il faut compter avec les cabinets spécialisés en intelligence écono et faut compter avec les cabinets spécialisés en intelligence écon les professionnels qui accompagnent les TPE-PME au quotidien (source: Agence Incentive).


Cela roule toujours à Wall Street

Wall Street a ouvert en hausse mardi, après un bond beaucoup plus fort que prévu de la croissance américaine au troisième trimestre: le Dow Jones avançait de 0,26 %, passant pour la première fois au-dessus des 18 000 points, et le Nasdaq de 0,07 %. Lundi, la Bourse de New York avait déjà fini en hausse, dans un marché peu animé mais optimiste, le Dow Jones atteignant un niveau sans précédent après avoir pris 0,87 % et le Nasdaq gagnant 0,34 %. Vers 14 h 40, le Dow Jones prenait 46,72 points à 18 006,16 points, tandis que le Nasdaq, a dominante technologique, progressait de 3,53 points à 4 784,957 points. L'indice élargi S&P 500, particulièrement suivi par les investisseurs, gagnait 0,28 % ou 5,86 points, à 2 084,40 points. "Alors que le marché était en hausse depuis plusieurs séances, les très bons chiffres du produit intérieur brut (PIB)" américain ont poussé le Dow Jones au-delà des 18 000 points, a expliqué Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. Selon une troisième estimation du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis, publiée mardi par le département du Commerce, la croissance américaine a augmenté de 5 % en rythme annualisé de juillet à septembre, soit une révision en hausse de 1,1 point de pourcentage par rapport à la 2e estimation (3,9 %). C'est le rythme d'expansion le plus fort depuis le 3e trimestre 2003. De plus, "deux éléments importants sont liés à la période des fêtes", a ajouté Mace Blicksilver. "Premièrement, le marché compte très peu d'investisseurs qui vendent leurs actions, et deuxièmement, des gestionnaires de fonds veulent rattraper le mouvement et achètent des titres, car ils estiment qu'ils n'avaient pas assez investi." "Les indicateurs économiques sont au coeur de l'attention aujourd'hui, avant une séance raccourcie demain et une fermeture des marchés jeudi, en raison de Noël", ont en outre rappelé les experts de la maison de courtage Charles Schwab. Les chiffres du PIB ont par ailleurs éclipsé une baisse inattendue des commandes de biens durables en novembre aux États-Unis, tirées à la baisse par le secteur des transports et de la défense. Le marché obligataire était en nette baisse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,197 % contre 2,162 % vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,777, contre 2,750 % à la précédente clôture.


les bons réflexes écolo de 2015

Le début d’année est une période propice pour remettre les compteurs à zéro et mettre enfin en oeuvre les bonnes résolutions qui nous trottent dans la tête depuis longtemps. L’occasion de vous présenter 5 gestes clés à adopter définitivement en 2015. Le geste le plus intéressant pour votre porte monnaie et pour la planète est simple : surtout ne rien changer. En utilisant vos équipements électroniques le plus longtemps possible, vous réduisez efficacement votre empreinte écologique. En effet, il y a bien plus d’émissions de gaz à effet de serre, d’eau, de matière première et de pollution dans la fabrication des objets que dans leur utilisation quotidienne. Par exemple la fabrication d’un ordinateur portable en Chine émet 100 fois plus de gaz à effet de serre que un an d’utilisation en France ! Tout est devenu jetable. Au point qu’on ne cherche même plus un réparateur. Pourtant, 85 % des ordinateurs usagés peuvent être réparés. La proportion est à peu près identique pour les téléphones et un grand nombre d’autres équipements électroniques. Si vous ne souhaitez pas faire l’effort de faire réparer vos équipements pour votre usage, privilégier tout de même les organismes et lieux de collecte qui redonneront une seconde vie à vos équipements. Vous trouverez une carte des principaux acteurs en France à cette adresse : www.recyclage-info. Et oui, le réemploi d’équipements reconditionnés prend peu à peu le relais de la simple occasion. C’est la même chose, sauf que les équipements sont nettoyés, vérifiés, et si nécessaire, réparés. Bref, vous disposez d’un équipement presque neuf, prêt pour une seconde vie. A défaut d’acheter du matériel d’occasion reconditionné, privilégiez du matériel éco-conçu. Les éco-labels tels que EPEAT vous permettront d’établir une première liste de candidats potentiels. Si le papier à 5 vies, l’électronique n’en a généralement que 2 ou 3. Arrive donc fatalement un moment où votre fidèle smartphone / ordinateur / tablette tire définitivement sa révérence et où il devient stupide, à moins d’être riche comme crésus, de le faire réparer. Le recyclage de la bête peut alors commencer. On commence par réutiliser les composants encore fonctionnels. Le reste est généralement broyé pour en extraire les matériaux précieux, notamment l’or, l’argent, le cuivre, le platine, etc. Cette opération de recyclage est particulièrement dangereuse pour l’environnement car elle fait appel à de hauts fourneaux, des bains d’acide chlorhydrique, du cyanure et d’autres joyeusetés du même acabit. L’idéal est d’apporter directement ses équipements en fin de vie à un point de collecte d’un éco-organisme certifié tel que Ecologic et Ecosystème ou au magasin dans lequel vous achetez un nouvel équipement. Les entreprises n’ont pas à gérer la collecte qui doit être prise en charge gratuitement par le fabricant ou son distributeur. Le numérique consomment 13,5 % de la facture électrique française. A la clé : des tonnes de gaz à effet de serre rejetés qui accélèrent le réchauffement climatique et des tonnes de déchets radioactifs à stocker pendant plusieurs centaines de milliers d’années. Eteindre son PC, sa télévision, ou sa chaîne Hi-fi n’est pas suffisant. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), à l’échelle mondiale, les équipements électriques et électroniques connectés ont consommé 400 TWh d’électricité en 2013, uniquement lorsqu’ils étaient en veille. En attendant que le mode veille ne consomme pas d’énergie (directive EuP), il faut débrancher physiquement tous les appareils électriques. Par exemple en les branchant sur une multiprise munie d’un interrupteur.