mercredi 24 mai 2017

Les technologies numériques

Les similitudes avec ce qui constitue aujourd’hui le « cœur de l’économie numérique » au sens de l’Inspection générale des finances sont assez nettes : seules la commercialisation (de gros et de détail), la construction d’infrastructures et l’économie du net viennent s’ajouter au « cœur de l’économie numérique » sans faire partie du secteur des TIC. Les travaux de l’Observatoire du Numérique font d’ailleurs mention des « Services TIC » (STIC) pour faire référence à ce que l’IGF appelle le cœur de l’économie numérique. Le cœur du numérique, selon cette approche, ce sont les technologies de l’information et de la communication et les services associés. Dans cette acception, il est cependant fait référence au « numérique » et non plus aux TIC, considérant que c’est par le phénomène de numérisation que les TIC se sont développés et déployés (voir encadré ci-dessous). Toutefois, au-delà de la sémantique, le contenu reste proche. La technologie numérique L’économie numérique renvoie à une technologie particulière : la technologie numérique. L’adjectif « numérique » fait référence à ce « qui relève des nombres, qui se fait avec des nombres, est représenté par un nombre » (Dictionnaire Larousse). D’un point de vue technologique, le numérique se définit comme une information représentée au moyens de caractères, tels que des chiffres ou au moyen de signaux à valeurs discrètes. L’irruption du numérique dans la sphère économique s’est faite en plusieurs étapes. Tout d’abord, l’essor de l’informatique (puis d’internet) a permis de multiplier le stockage et la transmission de données sous forme numérique. Les autres TIC ont ensuite été impactés par cette technologie (téléphonie par IP, data, etc.), puis le phénomène de numérisation s’est étendue à de nombreux autres activités. D’une part, des données autrefois stockées sous formes papier ou analogique ont évolué vers des formats numériques : systèmes d’informations d’entreprise, musique, photo, vidéo, télévision. D’autre part, les interfaces et outils eux-mêmes tendent à se numériser : machines-outils numériques, domotique, voiture connectée, etc. Ces différents secteurs productifs peuvent être agrégés et perçus selon une logique de filière. Comme pour toute logique de filière, il s’agit de mettre l’accent sur les liens qui existent entre les différents acteurs économiques contribuant à la fabrication d’un bien ou d’un service. C’est considérer qu’il ne s’agit pas seulement d’une agrégation de secteurs mais de secteurs liés entre eux de manière séquentielle en ce qu’ils contribuent, ensemble, à la production d’un bien ou d’un service donné. Cette appréhension en termes de filière renvoie ainsi plus directement à une logique d’action publique et de politique industrielle. Le terme de filière est ainsi réapparu dans le débat public récent comme une façon de résister ou d’apprivoiser la mondialisation et de mettre en avant les forces de l’appareil productif national. En termes d’action publique, il s’agit notamment de structurer et catalyser les filières industrielles par la mise en œuvre de plans de déploiement de solutions garantes d’activités sur le territoire, et de perspectives à l’export ; et d’investir dans les technologies clefs de long terme.

mercredi 3 mai 2017

Une odeur fait maison

C'est une expérience auquel je n'aurais jamais cru suivre : élaborer son propre parfum dans le cadre d'un atelier spécialisé. Et je serais passé à côté de quelque chose. J'ai pratiqué cette animation assez magique à Eze, et je dois dire qu'elle a été riche d'enseignements. Contrairement à ce qu'on peut imaginer, réaliser son parfum n'est pas facile. Je vous laisse imaginer la scène. Dès votre arrivée, vous vous retrouvez devant un orgue à parfums :  bureau contenant des étagères, où attendent plus de 120 fioles contenant chacun une fragrance. Et j'ai dû toutes les sentir pour élaborer votre parfum ! C'est qu'un parfum comprend plus de 100 produits. Durant l'atelier, on n'en assemble évidemment qu'une vingtaine, mais cela requiert déjà pas mal de concentration. Et cela demande une bonne dose de minutie. Tout parfum une association de trois notes  : celle de tête, de coeur, et de fond ; et elles doivent s'équilibrer entre elles. Chaque odeur doit être  insérée en prenant soin des doses, et être immédiatement consignée sur papier pour garder la recette (c'est cette recette qui permet d'en recommander plus tard). Le résultat peut vraiment faire patchouli, si on fait une seule faute de dosage. C'est pourquoi on a droit à 3 essais pour repartir avec le plus réussi ! Le plus important, à mon avis, ce n'est pas tant de composer que de lâcher prise. Si on rationalise trop, on se trompe systématiquement. Vous penseriez à inclure de la lavande dans un parfum masculin ? Et bien, c’est la lavande qui établit une note masculine aux parfums pour homme ! C'était une expérience que je conseille. On prête beaucoup plus attention aux odeurs, suite à cette expérience. Je suis curieux de découvrir ce que donnera ma création : il faut compter quelques jours avant de l'utiliser.Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste de cet atelier de création de parfum.