lundi 27 avril 2015

J'ai fait un vol en avion de chasse

Avant-hier, quatre mois après qu'on me l'ait offert en cadeau, j'ai effectué mon baptême de l'air en avion de chasse. Une promenade sidérante que j'hésitais à faire, mais que je ne regrette pas d'avoir réalisé. Même si elle a été, et c'est peu de le dire, éprouvante et riche en sensations ! Je me suis pointé aux alentours de 12h à l'aéroport de Pontoise où j'ai pu rencontrer mon futur instructeur. Un pilote de ligne avec 5000h de vol au compteur, et qui plus est ancien officier de la Patrouille de France. Les autres participants étaient déjà arrivés, et je les ai rejoints pour assister au briefing nous présentant le vol, les particularités du Fouga Magister, et les consignes de sécurité. Finalement le pilote a déterminé notre ordre de passage. Comme personne ne voulait passer en premier, je me suis proposé, et c'est ainsi que je suis allé enfiler la combinaison de vol avant de rallier l'avion en compagnie du pilote. Le Fouga est trompeur en apparence. Il n'a pas le look d'un avion de combat. Cet appareil d'entraînement paraît assez inoffensif, avec sa queue en V et son côté rétro (il date des années 1950). Mais je savais déjà qu'il était ultraflexible et qu'il offrait d'excellentes sensations en vol. C'est donc avec un curieux mélange d'excitation et d'appréhension que je me suis glissé dans le cockpit à la suite du pilote, et que l'équipe m'a sanglé à mon siège. Dernières recommandations avant que la verrière se referme et que je me retrouve seul avec le pilote. Le pilote a acheminé l'appareil en bout de piste et l'a aligné face à elle. Enfin, j'y étais. Même là, sur le point de décoller, je n'arrivais pas y croire. L'envol s'est fait avec grâce, et nous avons attaqué par un sympathique vol d'observation. La verrière m'offrait une vision ahurissante sur la terre alentour et j'en profitais pour prendre quelques photos. Puis le pilote m'a conseillé de ranger mon appareil parce qu'il allait entamer l'étape tant espérée : la phase de haute voltige. La partie acrobatique est un peu comme un bouquet final de feu d'artifices. Ca part dans tous les sens et ça ne s'arrête plus. Le premier looping m'a soufflé lorsque j'ai senti tout mon corps écrasé contre le siège. Je pensais avoir un moment pour me remettre mais une autre figure a immédiatement suivi. Et cela a été comme ça pendant près de dix minutes. Après plusieurs virages et quelques loopings, j'ai commencé à me sentir « partir » et me suis contracté autant que possible pour empêcher le voile noir (l'évanouissement). Une expérience dérangeante, où la terreur est presque aussi forte que le plaisir ! Si je la recommande aux amateurs de sensations fortes, elle est à éviter absolument aux personnes sensibles. Suivez le lien pour en savoir plus sur cette expérience de vol en avion de chasse.


Les Italiens se verraient bien sortir de l'Euro

Les partisans d'une sortie de la zone euro ont recueilli plus de 100.000 signatures en Italie ce qui permettra de soumettre au parlement un projet de loi sur la tenue d'un référendum. "Selon la constitution italienne, il faut avoir 50.000 signatures pour réaliser une initiative populaire, nous avons déjà atteint et largement dépassé cette barre, mais nous ne voulons pas nous arrêter. En mai 2015, nous soumettrons un document au parlement italien en vue d'amender la constitution et pouvoir tenir un référendum. Le peuple italien pourra exprimer sa volonté lors d'un référendum en décembre 2015", a déclaré à Sputnik Diego Destro, porte-parole du mouvement des Cinq étoiles (Movimento 5 stelle, M5S). Le dirigeant et fondateur du M5S, Beppe Grillo, a proposé d'organiser un référendum national sur la sortie de l'Italie de la zone euro le 12 octobre 2014. Selon lui, "il faut rendre la souveraineté monétaire à l'Italie pour sortir de ce cauchemar de la faillite" et éviter le sort de la Grèce. Selon un sondage réalisé début avril, le mouvement des Cinq étoiles est la deuxième grande force politique italienne après le Parti démocratique, qui bénéficie de soutien de 21,3% des électeurs. L'Italie se trouve dans une situation économique difficile. Le taux de chômage a atteint 12,7%, la production industrielle a chuté de 26% en dix ans. Rien qu'en 2014, 125.000 Italiens âgés entre 25 et 40 ans ont quitté le pays. La dette publique italienne est toujours en hausse, elle a dépassé 2.160 milliards d'euros pour atteindre son maximum historique. "En trente ans, l'Italie a payé 3.100 milliards d'euros d'intérêts sur la dette publique. C'est affreux, l'Etat n'est pas en mesure de financer le développement économique du pays et les programmes sociaux", a déclaré Carlo Sibilia, député du Mouvement des 5 étoiles. "Quant aux autres pays de la zone euro, seule l'Allemagne tire profite de la situation actuelle, alors que la situation des autres Etats, avant tout les pays riverains de la Méditerranée – l'Espagne, l'Italie, la Grèce, mais aussi la France – ne cesse de s'aggraver", a ajouté M.Sibilia. La zone euro réunit 19 Etats membres de l'Union européenne qui ont transféré leurs compétences monétaires à la Banque centrale européenne.

Publication des sites de l'EI par Anonymous

Les hackers du groupe Anonymous ont dévoilé une liste de sites web utilisés par l'Etat islamique pour recruter de nouveaux membres et les noms des compagnies internet occidentales qui les hébergent. Dans une note qui accompagne la publication, les hackers déclarent chercher à pousser les services de serveurs à supprimer les sites énumérés. "Nous espérons que les médias utiliseront cette liste pour démontrer que l'Etat islamique est omniprésent sous telle ou telle forme et que les hébergeurs de sites ne sont pas conscients du contenu diffusé par leurs clients ou feignent de l'ignorer pour gagner de l'argent facile", expliquent les militants d'Anonymous. Selon eux, le groupe Cloudflare basé aux Etats-Unis est "de loin le pire contrevenant" en la matière. La liste comprend également les noms de compagnies telles que Yahoo!, Google et GoDaddy, ainsi que du principal service de serveurs européen, OVH. Pour le moment, les hackers d'Anonymous affirment avoir attaqué plus de 200 sites dans le cadre de leur campagne contre l'EI, dont 85 ont selon eux été détruits. Auparavant, le célèbre collectif de hackers a publié deux listes de près de 15.000 comptes Twitter dont les utilisateurs avaient été identifiés comme djihadistes ou liés à l'Etat islamique dans l'objectif de contraindre le réseau social à supprimer les comptes ciblés. Les djihadistes de l'EI ont pour leur part menacé de mort le cofondateur de Twitter Jack Dorsey après la fermeture de plusieurs comptes considérés comme liés au groupe terroriste. "La guerre virtuelle que vous nous livrez va vous en attirer une vraie", a promis l'EI dans un "communiqué" diffusé sur la Toile. "Nous vous disons depuis le début que ce n'est pas votre guerre, mais vous ne comprenez pas et continuez à fermer nos comptes sur Twitter. Nous réussissons toujours à revenir, et ce très rapidement", a indiqué le groupe.