jeudi 13 juin 2013

Messi, fraude fiscale et image

Réunion au sommet pour sauver le soldat Messi. En effet, des spécialistes se sont retrouvés aujourd’hui dans les salons feutrés d’un hôtel lors d’un séminaire à Barcelone pour savoir comment gérer l’image de Messi et de sa potentielle fraude fiscale. Parce que c’est LA grosse nouvelle de la journée, les footballers aussi se mettent à la fraude, qui n’est plus l’apanage des politiques. Selon El Periodico, le joueur de Barcelone Lionel Messi serait poursuivi pour fraude fiscale. Son père serait également impliqué dans l’histoire. Les déclarations de 2007, 2008 et 2009 seraient mises en cause selon la presse espagnole. Durant ces années, Messi a reçu d’importantes sommes provenant des droits d’exploitation de son image sans déclarer la totalité de ses revenus. La presse espagnole était sous le choc jeudi, au lendemain de la révélation des soupçons de fraude fiscale pesant sur Lionel Messi qui entachent l'image lisse de la vedette argentine du FC Barcelone selon certains médias, même si d'autres journaux dénoncent un jugement sans preuve. "Combien de centaines de milliers d'enfants veulent être comme Messi?", s'interroge El Mundo, ajoutant: "l'idole n'était pas parfaite. Loin de là". Si les accusations venaient à être fondées, elles seraient "extraordinairement graves", affirme encore l'éditorial, estimant que le joueur devrait être doublement condamné au vu de ses hauts revenus. Aujourd’hui, même les ministres français veulent être comme Messi puisqu’apparemment eux aussi s’adonnent à la fraude fiscale. Le journal de centre-droit El Mundo, rappelant que le parquet de Barcelone soupçonne Messi et son père d'une évasion fiscale de plus de quatre millions d'euros via des sociétés écrans dans des paradis fiscaux, ce que les deux intéressés nient en bloc. Ces sommes auraient donc été cachées et non déclarées « à travers une stratégie qui consistait à simuler le transfert de ses droits d’image à des sociétés basées dans des paradis fiscaux (Belize, Uruguay) (…) et à trouver des accords avec des entreprises domiciliées dans d’autres pays (Royaume-Uni, Suisse) », cite le journal. L’Etat réclamerait donc plus de quatre millions d’euros au joueur. Pauvre footballer. Cela n’arrange pas les affaires de l’image publique de tous les joueurs. Heureusement Messi n’est pas français, mais les bleus doivent se sentir tout petit. D’où ce séminaire à Barcelone pour phosphorer sur cette crise et comment la gérér. Affaire à suivre.